Le BEL 20 échoue devant les 4.000 points mais réalise sa meilleure performance depuis 2010

A quelques heures de sabrer le champagne de la Saint Sylvestre (et de le sabler), le BEL 20 affiche à la clôture, anticipée pour cause de 31 décembre, 3.955,83 points, en baisse de 0,28% sur la séance, contre 3.243,63 points fin 2018. "Le BEL 20 fait +22% sur l'année, sans tenir compte du paiement des dividendes. C'est un grand crû pour l'ensemble des Bourses, avec des returns très élevés", résume Serge Ivlef, spécialiste des investissements en actions chez ING, soulignant également "la très bonne performance des portefeuilles obligataires". L'or, aussi, sort d'une année faste et affiche une croissance à deux chiffres sur l'année.

La performance annuelle du BEL 20 est dans la moyenne européenne. Le DAX allemand termine sur un gain de +25,5% (dividendes compris), le CAC 40 français engrange plus de 26%. Outre-atlantique, le Dow Jones affichait un gain de 22% avant sa dernière séance, le Nasdaq une hausse de près de 35% et le S&P 500 de 28,5%.

Si le BEL 20 sort bien plus musclé de l'exercice qui s'achève, il demeure loin de son record absolu de 4.759,01 points, établi le 23 mai 2007. L'indice a finalement effacé ses pertes de 2018, lui qui avait clôturé 2017 à 3.977,88 points.

"Le point de départ, c'est Jerome Powell (le président de la Fed, la banque centrale américaine, NDLR) qui retourne sa veste en janvier. Il fait un 'U-turn' (un demi-tour, NDLR) par rapport à la logique de hausse des taux", se remémore Serge Ivlef. S'en sont suivies trois baisses de taux consécutives en 2019 -en août, septembre et octobre- qui ont été autant de coups de pouce aux Bourses.

La Banque centrale européenne (BCE) n'a pas été en reste avec l'annonce d'une reprise des rachats d'actifs (dettes publique et privée), à raison de 20 milliards d'euros par mois à partir de novembre. La BCE a également abaissé pour la première fois depuis mars 2016 son taux "de dépôt", porté de -0,40% à -0,50%.

"Il y a eu un changement radical au niveau de la politique monétaire des banques centrales", confirme Olivier Fumière, spécialiste en stratégie d'investissement chez Belfius. "Il y avait une crainte de remontée des taux d'intérêt et c'est le contraire qui s'est produit."

 
 
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