Accueil Société

Des experts préfacent 2020: «Il ne faudra ni banaliser, ni ignorer l’extrême droite»

Modi en Inde, Bolsonaro au Brésil, Trump aux Etats-Unis, Orbán en Hongrie, le PiS en Pologne… 2019 aura été l’année de la banalisation et de la normalisation de l’extrême droite. Léonie de Jonge, spécialiste de la droite radicale populiste, nous éclaire sur ce que réserve 2020.

Article réservé aux abonnés
Cheffe adjointe au service Monde Temps de lecture: 9 min

L’année 2019 aura été celle qui a porté ou confirmé au pouvoir une série de dirigeants appartenant à la droite radicale populiste. En 2020, trois des cinq pays les plus peuplés au monde seront toujours dirigés par Narendra Modi en Inde, Jair Bolsonaro au Brésil et Donald Trump aux Etats-Unis. Le plus grand parti politique du monde, le BJP indien, épouse les caractéristiques de la droite radicale populiste. Plus près de chez nous, au sein de l’Union européenne, deux gouvernements sont contrôlés par des partis de droite radicale populiste : la Hongrie par le Fidesz de Viktor Orban et la Pologne par le PiS. De la Lega en Italie au FPÖ en Autriche, les coalitions au pouvoir en 2019 ont composé avec l’extrême droite : la banalisation et la normalisation des thèmes chers à ce courant politique auront marqué l’année écoulée. Que nous réserve 2020 ? Léonie de Jonge, spécialiste de la droite radicale populiste et assistante professeure à l’Université de Groningen aux Pays-Bas, nous éclaire.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

5 Commentaires

  • Posté par Giuseppa Aviara, jeudi 2 janvier 2020, 14:04

    Je ne suis pas sûr de bien comprendre le raisonnement sur la prolifération des dirigeants issus de la droite radicale populiste et le raffermissement de la démocratie libérale par fragmentation de l'offre politique. Il est faut de prétendre que les dirigeants comme Trump ou Orban "...ne brisent pas les règles mais les changent...". Dans le cas de Trump, il "brise" justement les règles chaque fois que les règles ne lui plaisent pas ou l'empêche de poser un acte d’intérêt personnel. Il ne juge pas utile de les changer car il se croit au dessus des lois et est conforté en ce sens par son ministre de la justice à la conception très spéciale du pouvoir exécutif. La fragmentation du paysage politique dans plusieurs des états cités en exemple a conduit à l'arrivée au pouvoir de gouvernants de droite radicale populiste, ennemis de la démocratie libérale, qu'ils sont déterminés à détruire. Je ne comprends pas comment cette même fragmentation serait bonne, une chance pour la démocratie libérale qu'elle contribue à tuer...

  • Posté par Deckers Björn, jeudi 2 janvier 2020, 14:03

    Bibliothèque, pour rappel, l'extrême droite n'aime pas les livres, elle les brûle. Pour le reste, votre commentaire au vinaigre ne fait que confirmer la nécessité affirmée par Mme de Jonge de lutter contre la banalisation des idées de l'extrême droite.

  • Posté par Bibliothèque , jeudi 2 janvier 2020, 12:54

    Un article similaire sur l'extrême-gauche ou sur les tentations dictatoriales de l'écologie serait bienvenu

  • Posté par Deckers Björn, jeudi 2 janvier 2020, 13:57

    Un exemple de "totalitarisme écologiste" serait bienvenu de votre part. Aïe, 2020 commence en casse tête on dirait. Vous ne risquez pas de trouver de totalitarisme vert, tant cette idéologie est profondément encrée dans la démocratie, la participation citoyenne. S'agissant de la "menace" d'extrême gauche, on peut en rire? 15% pour le PTB en Wallonie et le VB en passe de devenir le premier parti de Flandre et dès lors du pays. La paille et la poutre, vous connaissez?

  • Posté par Staquet Jean-marie, jeudi 2 janvier 2020, 13:31

    Mais ne viendra pas...

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs