Benjamin Netanyahou renonce à ses postes ministériels

Benjamin Netanyahou renonce à ses postes ministériels
AFP

Benjamin Netanyahou a rendu mercredi tous les portefeuilles ministériels qu’il détenait. Cette multiple démission intervient à la suite du dossier de corruption pesant sur le Premier ministre israélien, qui reste cependant à la tête du gouvernement. Son cabinet confirme que son successeur aux postes ministériels dans les domaines de la santé, de la politique sociale, de l’agriculture et de la diaspora sera connu dans les prochaines semaines.

Mercredi soir, Benjamin Netanyahou devenait le tout premier chef de gouvernement israélien à demander l’immunité au Parlement. Dans une lettre adressée au président de la Knesset, Benjamin Netanyahou souhaite une immunité parlementaire limitée dans le temps, jusqu’à la fin de la législature en cours, et veut prouver son innocence au tribunal. « Je veux diriger Israël pendant encore de nombreuses années pour décrocher des succès historiques », a déclaré le Premier ministre.

« Netanyahou sait qu’il est coupable »

Quelle que soit la réponse du Parlement, le procès du politicien est d’ores et déjà postposé après les élections du 2 mars, le troisième scrutin en moins d’un an. Les députés israéliens n’ont pas encore fixé de date pour voter la protection demandée par le Premier ministre.

Cette demande d’immunité, ainsi que celle de son rival Benny Gantz, fait l’objet de vives critiques. « Netanyahou sait qu’il est coupable », charge l’ancien ministre de la Défense Avigdor Lieberman, en désaccord avec la demande. En outre, il semble difficile pour Benjamin Netanyahou de réunir une majorité à la Knesset pour faire passer son immunité.

Benjamin Netanyahou est inculpé depuis novembre pour corruption, fraude et abus de confiance. C’est la première fois dans l’histoire d’Israël que le chef du gouvernement en exercice est mis en accusation.

 
 
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