Général iranien tué sur ordre de Trump: le Premier ministre irakien prédit «une guerre dévastatrice»

Général iranien tué sur ordre de Trump: le Premier ministre irakien prédit «une guerre dévastatrice»
AFP

Les assassinats vendredi par les Etats-Unis du puissant général iranien Qassem Soleimani et du principal homme de l’Iran à Bagdad bousculent la donne et placent désormais l’Irak au bord du précipice, selon des experts.

Le raid américain de la nuit « va déclencher une guerre dévastatrice en Irak », a réagi le Premier ministre démissionnaire irakien Adel Abdel Mahdi, en dénonçant une « agression » de Washington contre son pays et en laissant entendre que Bagdad pourrait remettre en cause la présence des 5.200 soldats américains stationnés dans le pays.

Le président iranien promet de venger la mort du général Soleimani, tué sur ordre de Donald Trump

Avec la mort du général Soleimani et de son lieutenant irakien depuis des décennies, Abou Mehdi al-Mouhandis, Washington a subitement décapité la chaîne de commandement des forces pro-Iran en Irak : le premier était le chef de la force Al-Qods des Gardiens de la Révolution, spécifiquement en charge des affaires irakiennes. Quant au second, il était le véritable patron du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires désormais intégrée à l’Etat irakien.

Longtemps aux abonnés absents face à la révolte populaire qui secoue depuis trois mois l’Irak, Washington a repris la main militairement, en visant celui -le général Soleimani- qui présidait aux négociations pour la formation d’un futur gouvernement irakien préservant ses intérêts.

Dimanche dernier, déjà, des avions américains avaient bombardé « la troisième force de ‘l’axe de résistance’ iranien au Moyen-Orient », les brigades du Hezbollah, faction irakienne membre du Hachd, faisant 25 morts et détruisant des stocks d’armes. Quelques jours plus tard, un responsable américain avait annoncé à l’AFP que Washington enverrait « jusqu’à 4.000 soldats supplémentaires », pour partie au Koweït, « très probablement » pour entrer en Irak ensuite.

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