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Général iranien tué sur ordre de Trump: le Premier ministre irakien prédit «une guerre dévastatrice»

Adel Abdel Mahdi dénonce une « agression » de Washington contre son pays et laisse entendre que Bagdad pourrait remettre en cause la présence des 5.200 soldats américains stationnés dans le pays.

Temps de lecture: 2 min

Les assassinats vendredi par les Etats-Unis du puissant général iranien Qassem Soleimani et du principal homme de l’Iran à Bagdad bousculent la donne et placent désormais l’Irak au bord du précipice, selon des experts.

Le raid américain de la nuit « va déclencher une guerre dévastatrice en Irak », a réagi le Premier ministre démissionnaire irakien Adel Abdel Mahdi, en dénonçant une « agression » de Washington contre son pays et en laissant entendre que Bagdad pourrait remettre en cause la présence des 5.200 soldats américains stationnés dans le pays.

Le président iranien promet de venger la mort du général Soleimani, tué sur ordre de Donald Trump

Avec la mort du général Soleimani et de son lieutenant irakien depuis des décennies, Abou Mehdi al-Mouhandis, Washington a subitement décapité la chaîne de commandement des forces pro-Iran en Irak : le premier était le chef de la force Al-Qods des Gardiens de la Révolution, spécifiquement en charge des affaires irakiennes. Quant au second, il était le véritable patron du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires désormais intégrée à l’Etat irakien.

Longtemps aux abonnés absents face à la révolte populaire qui secoue depuis trois mois l’Irak, Washington a repris la main militairement, en visant celui -le général Soleimani- qui présidait aux négociations pour la formation d’un futur gouvernement irakien préservant ses intérêts.

Dimanche dernier, déjà, des avions américains avaient bombardé « la troisième force de ‘l’axe de résistance’ iranien au Moyen-Orient », les brigades du Hezbollah, faction irakienne membre du Hachd, faisant 25 morts et détruisant des stocks d’armes. Quelques jours plus tard, un responsable américain avait annoncé à l’AFP que Washington enverrait « jusqu’à 4.000 soldats supplémentaires », pour partie au Koweït, « très probablement » pour entrer en Irak ensuite.

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30 Commentaires

  • Posté par Delpierre Bernard, vendredi 3 janvier 2020, 19:56

    @ Rouvroy, quelle surprise d'apprendre que ce général qui a organisé la violence au Liban, au Yémen, et fait perpétrer des attentats terroristes partout où l'Iran veut étendre son influence est presque pleuré par les champions de l'antiaméricanisme avec une pointe sinon d'antisémitisme ( ce serait quand même dangereux) du moins d'ingérence juive. ... Ce n'est pas parce que , contrairement à la France (sous Chirac) les USA, sous l'affairiste Bush et avec le sinistre Blair, ont mené une guerre honteuse en Irak qu'il faut saluer la mainmise des religieux iraniens dans ce pays dévasté et donc à reconstruire. Pourquoi ne pas parler des manifestations de joie a Bagdad et seulement des diatribes de fanatiques chiite ??

  • Posté par Rouvroy A., vendredi 3 janvier 2020, 17:14

    Il ne faut pas être dupe !!! A mon sens, Trump n'a fait "qu'obéir" à des ordres qui lui sont venus de pays bien plus proches et adversaires farouches de l'Iran : les juifs. Cette "méthode" d'assassinat est d'ailleurs une de leurs "spécialités"; ce que j'ai pu lire dans un autre article. Ce qu'on nous apprend - par fake-news interposées - est similaire à ce qui se passe au théâtre : on voit et entend ce qu'on veut bien nous laisser voir et étendre ; MAIS ce qui ce passe en coulisse est bien plus important et la réalité vraie ; qui reste bien entendu (très) confidentielle . . . !

  • Posté par Rouvroy A., vendredi 3 janvier 2020, 17:19

    correction : (...) on voit et entend ce qu'on veut bien nous laisser voir et ENTENDRE

  • Posté par Chalet Alain, vendredi 3 janvier 2020, 12:37

    Assassiner des leaders étrangers, nier le Tribunal Pénal International, nier le tribunal d'appel de l'Organisation Mondiale du Commerce... Est-ce normal de la part d'un pays qui se dit défenseur du Droit et des Droits de l'Homme? Si oui, il est clair que cela va continuer et s'amplifier, pour devenir la nouvelle façon de faire la guerre, chacun décrétant de son côté qui sont les bons et les mauvais.

  • Posté par Corbiaux Thierry, vendredi 3 janvier 2020, 14:38

    Eh bien nous y voilà! Quand Trump assassine à sa guise des "islamiste" ou des personnes de couleur dans son pays, toutes le démocraties se sentent obligées de dire qu'il a raison. Bon Dieu arrêtons d'être redevable de administration Trump, l'Europe est le berceau des droits de l'homme.

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