La Nasa découvre une nouvelle planète dans une «zone habitable»

La Nasa découvre une nouvelle planète dans une «zone habitable»

La Nasa a annoncé lundi que son satellite TESS, chasseur de planètes, avait permis de découvrir une nouvelle planète de la taille de la Terre et à une distance ni trop proche, ni trop éloignée de son étoile pour que de l’eau liquide y soit présente (peut-être). La planète est baptisée « TOI 700 d » et est relativement proche de nous : à cent années-lumière, a annoncé le Jet Propulsion Laboratory de la Nasa lors de la conférence hivernale de la société américaine d’astronomie à Honolulu, à Hawaï.

« TESS a été conçu et lancé spécifiquement pour trouver des planètes de la taille de la Terre et en orbite autour d’étoiles proches », a déclaré Paul Hertz, directeur de la division d’astrophysique de la Nasa. Le système a failli être raté par TESS, mais plusieurs astronomes amateurs, dont un lycéen du nom d’Alton Spencer et salué par la Nasa, ont découvert une erreur de classification initiale, ce qui a permis de comprendre la vraie nature du système. La découverte a ensuite été confirmée par le télescope spatial Spitzer.

Petite étoile

L’étoile TOI 700 est petite, environ 40 % de la taille et la masse de notre Soleil, avec une température de surface inférieure de moitié.

TESS a découvert trois planètes autour de cette étoile, nommées TOI 700 b, c, et d. Seule la « d » est dans la zone dite habitable. Elle fait presque la taille de la Terre (20 % de plus), et fait le tour de son étoile en 37 jours. Elle reçoit 86 % de l’énergie fournie par le Soleil à la Terre.

Reste à savoir de quoi elle est composée. Les chercheurs ont généré des modèles à partir de la taille et du type de l’étoile, afin de prédire la composition de l’atmosphère et la température de surface. L’une des simulations, explique la Nasa, est une planète couverte par des océans avec « une atmosphère dense et dominée par le dioxyde de carbone, similaire à ce à quoi Mars ressemblait quand elle était jeune, selon les suppositions des scientifiques ».

Une face de cette planète fait toujours face à son étoile, comme c’est le cas de la Lune avec la Terre, un phénomène appelé rotation synchrone. Cette face serait constamment couverte de nuages, selon ce modèle. Une autre simulation prédit une version de la Terre sans océans, où les vents souffleraient de la face cachée vers la face éclairée.

De multiples astronomes vont désormais observer la planète avec d’autres instruments, obtenant de nouvelles données qui correspondront peut-être à l’un des modèles prédits par la Nasa.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. 50710002

    Coronavirus: l’Italie sous cloche pour contenir l’épidémie, l’angoisse monte

  2. François Fillon et son épouse Penelope - ici, en décembre dernier -, risqent jusqu’à dix ans de prison.

    Face aux juges, François et Penelope Fillon risquent gros

  3. CULTURE AALST CARNIVAL ZONDAGSSTOET

    Alost: les mêmes caricatures antisémites en 2020, quel avenir pour ce carnaval?

La chronique
  • Lettre d’Europe: le continent englouti ou le souvenir du Doggerland

    L’Europe fut autrefois un lieu très différent, géographiquement parlant. Jusqu’à il y a huit mille ans, une bande de terre désormais engloutie appelée Doggerland unissait l’actuelle Grande-Bretagne au continent. Si cet endroit reste très difficile à étudier avec les moyens techniques actuels, des passionnés consacrent tout leur temps libre à la recherche de traces humaines sur cet immense territoire aujourd’hui recouvert par la mer – l’année dernière, l’auteure britannique Julia Blackburn leur a dédié un livre illustré intitulé Time Song : Journeys in Search of a Submerged Land .

    Des pêcheurs de la mer du Nord ont retrouvé des os de mammouth, de nombreux vestiges archéologiques sont apparus sur les plages, et des traces d’êtres humains ont même été observées sur les fonds marins. La montée du niveau de la mer survenue à la fin de la dernière glaciation a inondé cet espace et créé une terre fantôme. Cet Atlantide de la Préhistoire constitue une preuve irréfutable s’il en est de l’impact qu’a pu...

    Lire la suite

  • Alost, où le permis de rire rivalise avec la banalisation

    Alost a donc fait de la résistance, les carnavaliers et beaucoup d’Alostois revendiquant le « droit de rire de tout » après s’être placée sous la loupe mondiale en raison des caricatures antisémites admises lors de son carnaval de 2019. Ce dimanche, le trait a encore été forcé. Les personnages contestés de l’an dernier ont été réinjectés dans d’autres scénarisations. La figure séculaire du Juif avare, spéculateur, manipulateur, a encore été amplifiée en raison de la mise en cause universelle de ce sens de l’humour alostois...

    Lire la suite