Le président d’Engie Electrabel: «Pas de problème» si le nouveau gouvernement fédéral confirme la sortie du nucléaire

Le président d’Engie Electrabel: «Pas de problème» si le nouveau gouvernement fédéral confirme la sortie du nucléaire
Belga

Ce ne serait pas un problème pour Engie Electrabel si le nouveau gouvernement fédéral confirmait la sortie du nucléaire, déclare le président du fournisseur d’énergie, Johnny Thijs, dans une interview à l’hebdomadaire Trends. Dans ce cas, de nouvelles centrales au gaz seraient nécessaires et Johnny Thijs souhaite qu’Engie Electrabel en construise « au moins la moitié ».

Alors que l’efficacité des centrales nucléaires et l’agenda de la prolongation de leur durée de vie font l’objet d’intenses débats, « je veux que nous publiions chaque mois combien nos réacteurs ont tourné et je veux des compteurs sur les tours de refroidissement qui décomptent jusqu’au moment où les centrales fermeront. Car nous allons mettre en œuvre les décisions du gouvernement », assure Johnny Thijs. « Nous ne plaidons donc pas pour la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires. Nous déposons le dossier complet sur la table du gouvernement : ’selon nos experts, il serait préférable -car moins cher, plus écologique et plus réalisable- de garder ouverts deux, peut-être trois, réacteurs. Mais c’est vous qui décidez’», poursuit le président du premier producteur d’énergie du pays.

Johnny Thijs estime que la clarté sur une éventuelle prolongation de la durée de vie des centrales doit intervenir pour la mi-2020 mais les difficultés pour former un gouvernement compliquent la donne. Interrogé sur les conditions posées par Engie Electrabel à une telle prolongation, son président dit vouloir « un juste (’fair’, NDLR) rendement qui tienne compte des risques d’exploitation » supportés par le producteur d’énergie. « La question est comment nous gérons une possible situation de prix de l’électricité structurellement bas, surtout si nous construisons de nouvelles centrales au gaz », ajoute-t-il en substance.

De manière plus générale, le président d’Engie Electrabel (17.000 travailleurs en Belgique) entend donner une nouvelle dynamique à l’entreprise et renouer un contact qui s’est quelque peu distendu avec une série de parties prenantes en Belgique.

 
 
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