Moins d’1% des travailleurs ont opté pour le système «cash for car»

Moins d’1% des travailleurs ont opté pour le système «cash for car»
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Le système «cash for car», qui permet aux Belges d’échanger leur voiture de société contre un montant net mensuel pouvant s’élever jusqu’à 700 euros, progresse mais timidement. C’est du moins ce qui ressort d’une enquête d’Acerta réalisée auprès de 210.000 travailleurs, selon laquelle à peine 0,175% d’entre eux ont opté pour ce mécanisme en 2019.

Cette allocation a connu un démarrage très lent, tout comme sa progression depuis, note le groupe de services RH vendredi. En 2018, année de sa mise en place, le système a été utilisé par 0,065% des travailleurs. L’année suivante, à peine 0,175% d’entre eux ont échangé leur voiture de société contre une allocation mobilité.

«Nous ne pensons pas que la réglementation ’cash-for-car’ rencontre encore un vif succès, même si les besoins des travailleurs en termes de mobilité vont continuer à exister. Mais ceux-ci pourront mieux y répondre avec le budget mobilité qu’avec l’allocation ’cash-for-car’», estime Annelies Baelus, directrice d’Acerta Consult, citée dans un communiqué.

Concernant le budget mobilité justement, qui permet aux travailleurs d’utiliser autrement leur budget alloué pour une voiture de société, seuls 0,011% de ceux-ci en ont profité, neuf mois après sa mise en place. Ce budget peut être employé par exemple pour la mise à disposition d’une voiture électrique ou respectueuse de l’environnement, ou le financement d’autres moyens de transport durables, rappelle Acerta. A la fin de l’année, s’il n’a pas été entièrement écoulé, ce budget est en outre versé au travailleur.

Acerta voit plusieurs raisons à ce lent démarrage. «Les contrats de leasing pour les voitures de société sont conclus pour une période de quatre à cinq ans par les employeurs. Y mettre fin de manière anticipée engendre des frais supplémentaires. Par ailleurs, la gestion d’un budget mobilité est beaucoup plus fastidieuse pour les employeurs», pointe Annelies Baelus. «Il faudra donc clairement attendre l’arrivée sur le marché d’outils facilitant cette gestion pour voir un changement.»

 
 
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