Nethys: retenir Moreau et les siens a coûté plus cher que les licencier

Stéphane Moreau
Stéphane Moreau - Photo News

Contrairement à ce qui fut prétendu, les indemnités de rétention promises aux managers de Nethys en compensation du plafonnement de leur salaire étaient supérieures aux dédommagements qui auraient dû leur être versés en cas de licenciement. Autrement dit, en acceptant en mai 2018 de verser 11,2 millions à Pol Heyse, Bénédicte Bayer et Stéphane Moreau pour qu’ils restent dans la société, le comité de rémunération de Nethys savait pertinemment que les licencier aurait coûté moins cher. 1,1 million de moins. C’est écrit noir sur blanc dans un document de l’époque dont Le Soir a obtenu copie.

Et encore, dans le scénario à 1,1 million, le coût du licenciement des trois cadres inclut un budget de 300.000 euros pour le chasseur de têtes chargé de leur trouver des remplaçants. Si on enlève ce coût, en se focalisant sur l’argent réservé aux trois managers, ils ont obtenu 1,4 million de plus que le montant de leur préavis. Et quand deux administrateurs ont voulu s’assurer que les indemnités de rétention représenteraient bien une économie pour la société par rapport aux indemnités de rupture, on leur a répondu, à tort, que ce serait le cas…

 
 
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