Bart De Wever se dit prêt à prendre ses responsabilités au fédéral

Bart De Wever se dit prêt à prendre ses responsabilités au fédéral
Belga

Ils étaient environ 5000 « lions flamands » réunis samedi soir à Malines pour écouter les vœux de Bart De Wever. En tête à tête avec ses partisans, le patron de la N-VA s’est félicité du maintien de sa formation politique aux plus hautes responsabilités en Flandre, malgré la défaite électorale du 26 mai. Il est ensuite longuement revenu sur les défis internes à sa région, avant de passer à « l’éléphant » qui se trouvait aussi dans la salle : les discussions en vue de la formation d’un gouvernement fédéral. Pour rappel, tout est bloqué depuis plus de sept mois.

« L’avenir est très incertain »

Bart De Wever n’a pas fait de grande révélation sur de potentielles avancées. « Malheureusement, ce qui va se passer dans les prochains jours m’apparaît comme tout sauf clair. L’avenir est vraiment très incertain. » Les informateurs Georges-Louis Bouchez et Joachim Coens sont pourtant attendus chez le Roi lundi pour délivrer leur deuxième rapport.

Le bourgmestre d’Anvers continue de se profiler comme « constructif » et « disponible ». Il a surtout profité de l’occasion pour lancer une petite pique à Gwendolyn Rutten, la présidente du VLD, sans toutefois la nommer. Il a ainsi fait référence à ces personnes « au top des partis » qui ne pensent qu’à un poste de ministre ou de Premier ministre, ce qui compliquerait encore davantage le jeu politique. On apprenait ce week-end à la lecture de la presse flamande que Rutten avait refusé une rencontre avec le CD&V et la N-VA cette semaine.

Pas de coalition « bricolage »

Toujours sans nommer de personnalité ou de parti, De Wever a fait savoir que les Flamands ne voulaient pas d’une coalition « bricolage ». On sait pourtant que les informateurs ont travaillé à réunir sept partis autour de la table (CD&V, MR, VLD, PS, SP.A, Groen et Ecolo). Ce serait toujours la piste privilégiée même si le CD&V a semé ces derniers jours. Encore samedi dans le Tijd, la ministre flamande du Travail Hilde Crevits, privilégiait une alliance avec la N-VA. Bart De Wever a enfoncé le clou en déclarant : « Il faut une majorité côté flamand au fédéral ». Ce qui n’est mathématiquement pas possible sans les nationalistes.

Bart De Wever a conclu son intervention en assurant qu’il était « toujours prêt à prendre ses responsabilités ». On notera qu’il a préféré terminer en parlant socio-économique plutôt que « confédéralisme ». Notamment sur la question de rehaussement des plus basses pensions. Un ultime appel du pied au PS qui refuse toujours toute discussion ? Réponse (peut-être) lundi.

 
 
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