Excel Mouscron: Marko Bakic, sur la touche depuis le début de saison, a eu peur pour la suite de sa carrière

Il est de retour beaucoup plus vite que prévu grâce à son énorme motivation.
Il est de retour beaucoup plus vite que prévu grâce à son énorme motivation. - S.H.

C’est un Marko Bakic heureux que nous avons retrouvé à Chiclana de la Frontera, près de Cadix. « C’était mon souhait le plus cher de pouvoir me retrouver ici, avec les gars, » commente l’intéressé. « Je suis très heureux, mes sensations sont bonnes. »

Joueur le plus coûteux acheté par l’Excel, il est revenu de loin, après s’être blessé au Freethiel, lors d’un duel anodin en première période. « Je ne sentais plus ma jambe. Même si je ne savais pas trop ce qui m’arrivait, j’ai directement senti que c’était grave. Je m’étais déjà blessé auparavant, lors du stage en Autriche. Je ne suis resté que sept jours à la maison après la fin des Playoffs 2. J’avais rejoint ma sélection pour jouer deux rencontres, avant de retourner à Mouscron. »

A découvrir : notre podcast « Le bilan des stages d’Anderlecht, du Standard, de Charleroi et de Mouscron » :

Le groupe hurlu avait été très affecté par la blessure de Marko Bakic. « Nous formons une famille, ce n’est jamais facile de voir ça. Mais tout le monde m’a aidé pour revenir : la direction, le coach, les joueurs, mes anciens coéquipiers, comme Noë Dussenne par exemple. Je les remercie. J’ai aussi reçu un message de soutien du joueur de Waasland/Beveren, qui se trouvait près de moi quand je me suis blessé. Il s’en voulait. Or, il n’y pouvait rien. Avec Stevan Jovetic, mon meilleur ami, on a pu se soutenir mutuellement. Le joueur de Monaco se trouvait dans la même situation que moi. Il a aussi eu une rupture du ligament. Nous avions le même programme. On se parlait tous les jours. » Marko Bakic a été opéré à Lyon par Bertrand Sonnery-Cottet, un chirurgien réputé sur la scène internationale.

« Je suis ensuite parti à Belgrade, dans un centre de rééducation. On m’a donné les meilleurs soins possibles. J’ai adopté un nouveau mode de vie depuis ma blessure. On m’a appris à m’alimenter différemment, à veiller aux heures de sommeil. J’ai perdu cinq à six kilos, je suis désormais prêt et je ne suis plus jamais fatigué, c’est incroyable. Ma blessure m’a permis de découvrir une autre facette du football. J’ai travaillé une autre partie de mon corps. En stage, j’ai pu m’exercer sur le terrain, mais quand je n’y étais pas, c’était pour faire du squat en salle de musculation, avec des charges de 50 kilos ! Il faut travailler énormément pour revenir le plus rapidement possible. Dans ma tête, je n’ai aucune appréhension dans les duels, je ne ressens aucune douleur. »

 
 
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