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«Pas question de quitter Calais pour la Belgique»

Une partie importante de la jungle de Calais où vivent plusieurs milliers de candidats à l’exil britannique va probablement être détruite dans les prochains jours. Ces migrants ne savent pas où ils vont aller. Une chose est sûre, ils ne veulent pas entendre parler de la Belgique.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 4 min

Calais, sous un pont, le long de la rocade qui mène au terminal de l’Eurostar, trois fourgons de CRS sont stationnés alors que quelques autres attendent à l’écart de façon plus discrète. Par petits groupes, des migrants passent devant les agents, parfois un sac à dos sur les épaules. Ils quittent ou rejoignent l’imposant bidonville dans lequel ils vivent souvent depuis de nombreux mois. Certains sourient, d’autres ont le visage fermé, inquiets qu’ils sont quant à leur avenir proche. « Si le juge décide ce mardi ou ce mercredi de détruire la partie sud de la jungle, où allons-nous aller ?, interroge l’un d’eux. Puis ce sera l’autre partie qui va être rasée. Que vont-ils faire de nous ? » Ce questionnement hante les milliers d’Afghans, d’Iraniens, de Soudanais, d’Ethiopiens ou de Pakistanais qui peuplent la jungle. Rien que le nombre de personnes concernées par l’expulsion de cette semaine fait débat.

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