Armée: des risques d’espionnage pour des avions d’affaires?

Armée: des risques d’espionnage pour des avions d’affaires?

La défense a conclu un contrat de location pour deux avions d’affaires haut de gamme qui transporteront de hautes personnalités. Cette «flotte blanche» que des VIP, comme les responsables des institutions européennes basées à Bruxelles et le secrétaire général de l’Otan, louent régulièrement sert aussi à la famille royale et aux membres du gouvernement. Selon certaines sources au sein des renseignements, ce contrat implique un grand risque d’espionnage, relatent samedi De Morgen et Het Laatste Nieuws.

Le contrat qui porte sur deux Falcon 7X du constructeur Dassault a été remporté par Abelag. Mais les risques sécuritaires sont importants selon des sources au sein des renseignements. «Le risque que des enregistrements puissent être faits dans ces avions est gigantesque», affirme-t-on aux deux quotidiens, évoquant des intérêts chinois voire russes.

De plus, le contrat de leasing ne comprend pas seulement la location des avions mais également leur entretien. Une situation qui laisserait le champ libre pour placer des systèmes d’écoute dans les appareils, selon les journaux.

Des informations complémentaires indiquent le service de renseignement de l’armée (SGRS) n’a pas été invité à évaluer les risques. Selon la défense, une telle enquête n’était pas nécessaire. «L’évaluation a débuté après la conclusion du contrat, elle est actuellement en cours.»

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. © Arnaud De Cremer

    Mobilité: rouler en voiture aux heures de pointe à Bruxelles coûtera (encore) plus cher

  2. Image=d-20160526-G7YUED_high

    Coronavirus: les médecins généralistes belges dénoncent un manque d’informations

  3. @AFP

    Ligue des champions: De Bruyne, le héros de Manchester City (vidéos)

La chronique
  • La fable du matoufé et du guacamole

    L’hiver est là et il nous donne une bonne raison de manger des plats que les diététiciens réprouvent. Vous connaissez sans doute le matoufé, cette omelette généreuse enrichie de lardons, de farine et de lait. Une préparation « émouvante par sa simplicité », s’en émerveille la Royale Confrérie du Matoufé de Marche-en-Famenne, où je suis né. Mon père m’en avait légué la recette un jour où il pensait sérieusement à sa postérité.

    Posés sur les tranches du pain croustillant tout juste sorti du four à bois de ma mère, ces œufs brouillés étaient une partie de mon « chez moi ». Avec le sanglier « qui a une longueur d’avance », l’eau ferrugineuse des pouhons célébrés par Guillaume Apollinaire et les anecdotes que mon père puisait dans son livre culte, Dure Ardenne, d’Arsène Soreil.

    J’ai parlé de ce plat, et je l’ai parfois même préparé, au gré de mes voyages. Il avait ce goût simple, rustique, rassurant, qui, dans toutes les cultures, évoque la chaleur du cocon familial, les grandes tablées après la moisson, le foot ou...

    Lire la suite