Procédure de destitution de Trump: la Chambre votera ce mercredi pour transmettre l’acte d’accusation au Sénat

La Chambre des représentants votera ce mercredi pour transmettre au Sénat l’acte d’accusation contre Donald Trump, ultime étape avant l’ouverture du procès historique en destitution du président des Etats-Unis.

La chef de la majorité démocrate à la Chambre Nancy Pelosi a annoncé mardi, après une réunion à huis clos avec son groupe parlementaire, qu’une résolution serait soumise à un vote en séance plénière le lendemain. Ce texte officialisera la transmission au Sénat des chefs d’accusation adoptés le 18 décembre par la Chambre contre le magnat de l’immobilier : abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

La résolution nommera aussi les élus démocrates chargés de porter l’accusation contre Donald Trump, soupçonné d’avoir abusé de sa fonction pour forcer l’Ukraine à salir un de ses rivaux puis d’avoir entravé l’enquête du Congrès.

Compte-tenu de la majorité démocrate à la chambre basse, cette résolution devrait, sauf coup de théâtre, être adoptée. « Demain nous transmettrons les chefs d’accusation » au Sénat, a anticipé Mme Pelosi sur Twitter.

Plus rien n’empêchera alors l’ouverture du procès de Donald Trump, le troisième d’un président dans toute l’histoire des Etats-Unis, très probablement avant la fin de la semaine. « Les Américains méritent la vérité et la Constitution impose un procès », a estimé Mme Pelosi. « Le président et les sénateurs devront rendre des comptes. »

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Eric Van Rompuy, CD&V.

    Eric Van Rompuy: «Monter dans un gouvernement minoritaire en Flandre? Nous passerions pour les traîtres»

  2. Margaux de Ré (Ecolo).

    Bruxelles: trop de femmes à la commission des droits des femmes?

  3. DF-05385

La chronique
  • Vincent de Coorebyter: «Le casse-tête postélectoral»

    La crise politique fédérale est tellement désespérante que l’on finit par se demander comment le système est censé fonctionner. Quels principes a-t-on suivi, avant 2019, pour former un gouvernement ?

    On pourrait croire que la réponse à cette question est simple, mais ce n’est pas le cas. Un seul principe est incontesté, et encore : idéalement, le gouvernement doit disposer d’une majorité parlementaire prête à le soutenir. Mais un gouvernement minoritaire n’est pas interdit, et il existe des exemples en ce sens dans différents pays européens. En outre, la règle arithmétique de la majorité ne nous dit pas quel critère employer pour choisir les partis qui composeront la majorité d’une part et l’opposition d’autre part. Rien n’interdit même d’installer un gouvernement d’union nationale, comme en temps de guerre, composé de la quasi-totalité des partis représentés au parlement, ce qui modifie le sens de la notion de majorité.

    ...

    Lire la suite

  • Négociations fédérales: le citoyen a besoin d’honnêteté intellectuelle, pas de mépris

    Le PS et la N-VA sont depuis quelques jours en réunion ininterrompue. Les frères ennemis ne se quitteraient plus et on est en droit d’espérer que cette fois c’est la bonne et qu’après huit mois, on aura droit à de l’honnêteté intellectuelle de part et d’autre, permettant de donner une fois pour toutes une réponse à la question de leur (im)possible route commune au gouvernement.

    Paul Magnette, président du PS, a (re)dressé la liste du programme que les socialistes souhaitent et sur lequel ils ont...

    Lire la suite