États-Unis: un avion largue son carburant au-dessus d’une école

États-Unis: un avion largue son carburant au-dessus d’une école
AFP

Un Boeing en difficulté de la compagnie américaine Delta Air Lines a largué mardi son carburant au-dessus de la banlieue de Los Angeles, touchant légèrement 17 enfants et neuf adultes qui se trouvaient dans la cour d’une école élémentaire.

Le vol Delta 89, un Boeing 777 à destination de Shanghai (Chine) « a subi des problèmes de moteur » peu après son décollage, contraignant l’appareil à retourner à l’aéroport de Los Angeles, a déclaré à l’AFP un porte-parole de Delta Air Lines.

L’avion s’est posé sans dommages aux environs de 12h00 mais avait auparavant largué son carburant en vue de s’alléger pour un éventuel atterrissage d’urgence.

Ce carburant est notamment retombé sur une école élémentaire de Cudahy, à 25 km à l’est de l’aéroport. Dix-sept enfants et neuf adultes se plaignant d’irritation de la peau ont été traitées sur place par les secours et « aucune hospitalisation n’a été nécessaire », ont souligné les pompiers, confirmant que la substance en cause était bien du carburant pour avion.

Le district scolaire de Los Angeles a précisé que les élèves et des employés de l’école se trouvaient dans la cour au moment de l’incident. Ils « peuvent avoir été aspergés par du carburant ou avoir inhalé des émanations », a-t-il écrit dans un communiqué, précisant avoir immédiatement appelé les secours.

Le carburant, largué « à relativement faible altitude » selon les pompiers, est également tombé sur une autre école du sud de Los Angeles, apparemment sans incidence notable sur la santé des élèves ou du personnel.

L’agence américaine chargée du contrôle de l’aviation civile, la FAA, a annoncé sur Twitter avoir ouvert une enquête sur cet accident, rappelant qu’« il existe des procédures spécifiques concernant le largage du carburant pour les aéronefs au départ ou à destination de tous les grands aéroports américains. »

« Ces procédures exigent que le carburant soit largué au-dessus de zones inhabitées bien identifiées, généralement à des altitudes élevées de sorte que le carburant se vaporise et se disperse avant de toucher le sol », souligne l’agence.

 
 
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