Pieter De Crem: «Je vois que les portes ne sont pas, ou plus, claquées», du côté des socialistes

Pieter De Crem: «Je vois que les portes ne sont pas, ou plus, claquées», du côté des socialistes
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Le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem (CD&V) voit les paroles de Paul Magnette (PS) et de Conner Rousseau (SP.A), jeudi soir aux vœux de Nouvel an du PS à Obaix, comme une potentielle ouverture de la famille socialiste envers la N-VA, a-t-il laissé entendre jeudi soir sur le plateau de « Jeudi en Prime » (RTBF).

« Au début des pourparlers, j’ai entendu à un certain moment ‘jamais avec la N-VA’, et ce soir je ne l’ai pas entendu. C’est donc un nouveau fait politique », a assuré Pieter De Crem qui y voit une certaine ouverture. Dans les propos du président du PS, et dans ceux de son homologue du SP.A, « je vois que les portes ne sont pas, ou plus, claquées », ajoute-t-il. « Ce n’est pas une invitation à la valse, mais je ne vois pas d’exclusives mentionnées dans les discours de MM. Magnette et Rousseau ».

Pour le reste, les « conditions » du CD&V restent les mêmes, pour la formation d’un futur gouvernement fédéral plusieurs mois après les élections, a-t-il encore martelé : le « plus grand parti de Flandre, et même du Royaume », doit « avoir l’opportunité de participer aux négociations », et le futur exécutif doit bénéficier d’une majorité dans le groupe linguistique néerlandophone. Ce qui revient dans les faits à une seule et même exigence : la N-VA doit être impliquée, ce que maintiennent les chrétiens-démocrates flamands malgré l’opposition manifeste entre les programmes des socialistes et nationalistes.

Paul Magnette a surtout, jeudi soir, mis au défi la N-VA de démontrer sa sincérité, cinq jours après que le président de ce parti, Bart De Wever, eut semblé faire une ouverture en direction des socialistes.

 
 
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