Procès en destitution: Kenneth Starr, ex-procureur de l’affaire Lewinsky, défendra Trump

Procès en destitution: Kenneth Starr, ex-procureur de l’affaire Lewinsky, défendra Trump
AFP

L’ex-procureur Kenneth Starr, acteur central de l’affaire Lewinsky, et le constitutionnaliste Alan Dershowitz, qui fut l’avocat d’O.J. Simpson, feront partie de l’équipe de défense de Donald Trump dans son procès en destitution.

Si la Maison Blanche avait décidé de ne pas participer à l’enquête sur la mise en accusation du président, conduite à la Chambre des représentants où les démocrates sont majoritaires, elle sera donc représentée en force devant le Sénat, dominé par les républicains. L’objectif est double : l’acquittement bien sûr, mais aussi une victoire dans la guerre de communication qui se jouera à l’extérieur de la vénérable chambre haute, avec en ligne de mire l’élection du 3 novembre 2020.

Le 45e président des Etats-Unis est mis en accusation pour abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

Alan Dershowitz a défendu nombre de célébrités au fil des années. Il a en particulier été l’avocat du financier Jeffrey Epstein, accusé d’avoir exploité sexuellement des jeunes filles mineures et qui a été retrouvé mort en prison en août 2019.

Interrogé sur SiriusXM, Alan Dershowitz a tenu à minimiser son rôle et à prendre ses distances : « Je pense que c’est aller trop loin que de dire que je suis un membre de l’équipe Trump ». « On m’a demandé de présenter mes arguments constitutionnels contre la destitution. Je serai présent pour une heure et c’est tout », a-t-il ajouté.

« Cinglé »

Kenneth Starr, dont le nom fit le tour du monde dans les années 90 en raison de son enquête, en tant que procureur spécial, sur la liaison du président Bill Clinton avec Monica Lewinsky, a depuis exercé comme avocat, professeur ou recteur d’université. « C’est clairement le genre de journée où tu te dis Vous vous foutez de ma gueule ? », a réagi sur Twitter l’ancienne stagiaire de la Maison Blanche, à l’annonce, par les médias américains, du futur rôle de l’ancien procureur.

Habitué des plateaux de télévision, Kenneth Starr a souligné à diverses reprises que la mise en accusation de Donald Trump n’était pas fondée, par contraste selon lui avec celle de Bill Clinton, qui avait été accusé d’avoir menti sous serment.

Interrogé en 1999 sur Kenneth Starr à l’issue de la mise en accusation de Bill Clinton, Donald Trump l’avait qualifié de « cinglé ».

 
 
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