Expulsion d’Emir Kir du PS: de lourdes conséquences pour le parti

Expulsion d’Emir Kir du PS: de lourdes conséquences pour le parti
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Pour la formation d’un gouvernement fédéral, la décision du PS bruxellois d’expulser le député Emir Kir du parti aura peu de conséquences. « Avec un siège en surplus, le violet-vert était de toute façon difficile », analyse le politologue Dave Sinardet (VUB). « Les conséquences seront surtout pour le PS de Bruxelles, qui mettra des années à l’expliquer à ses partisans et à trouver de nouveaux visages aussi forts que Kir sur le plan électoral ».

Dans la nuit de vendredi à samedi, la fédération PS de Bruxelles a annoncé que Kir, également bourgmestre de Saint-Josse, sera expulsé du parti. La commission de discipline a pris cette décision après une réunion entre Kir et deux maires turcs d’extrême droite. « L’exclusion est une sanction de grande portée », estime Sinardet. « Des sanctions de moindre portée étaient également possibles, comme un blâme. Je ne m’attendais pas à que ça aille aussi loin. Mais il semble que la fédération ait opté pour les valeurs du parti, et cela les place au-dessus de l’intérêt électoral ».

Et pour cette considération, le parti à Bruxelles va payer un lourd tribut, selon le politologue. « Kir est très populaire, et avait une majorité absolue à Saint-Josse. Il restera maire, mais il reste à voir ce que feront ses conseillers municipaux PS. De toute façon, le PS à Bruxelles devra chercher de nouveaux visages. Et il devra aussi lancer toute une opération pour faire comprendre cela aux militants et aux électeurs ».

En outre, Kir a reçu le soutien public du président du Parlement bruxellois, Rachid Madrane. Il était encore candidat pour diriger le PS de Bruxelles en octobre.

 
 
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