«Gilets jaunes»: une enquête ouverte après la diffusion d’images montrant un homme frappé au sol par un policier à Paris

«Gilets jaunes»: une enquête ouverte après la diffusion d’images montrant un homme frappé au sol par un policier à Paris
AFP

Une enquête judiciaire a été ouverte dimanche après la diffusion de vidéos montrant un homme au visage ensanglanté se faire frapper au sol par un policier lors de son interpellation en marge de la manifestation des « gilets jaunes » samedi, a appris l’AFP auprès du parquet de Paris. L’enquête du parquet a été ouverte pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » et confiée à l’IGPN, la police des polices.

« Le préfet de police a demandé à la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de faire toute la lumière sur cette action », a déclaré la préfecture de police à l’AFP. Une « enquête administrative interne a été confiée au service d’évaluation et de contrôle » afin « de faire toute la lumière sur cette action », a-t-elle ajouté.

Sur les images diffusées sur les réseaux sociaux, le manifestant est allongé au sol devant l’armurerie de la gare de l’Est, le visage ensanglanté, quand le policier qui le maintient lui assène au moins deux coups de poing. Sur un autre angle de la scène, filmée par l’AFPTV autour de 14H30, l’homme, couché sur le ventre et déjà menotté, crie de douleur quand le policier lui appuie son genou sur le bras.

Violence policière : Macron change de discours

Quelques milliers de manifestants ont défilé samedi après-midi à Paris, à l’appel des « gilets jaunes », en scandant des slogans anti-Macron, anti-policiers ou contre la réforme des retraites.

Au total, 60 personnes ont été interpellées, dont 45 placées en garde à vue, selon les autorités, lors de ce rassemblement marqué par des tensions avec les forces de l’ordre, a constaté une journaliste de l’AFP.

Ces nouvelles enquêtes, judiciaire et administrative, sont ouvertes alors que l’exécutif a changé de ton face aux violences policières. Mardi, le président de la République a fait pression sur le ministère de l’Intérieur en réclamant des « propositions » rapides « pour améliorer la déontologie » des forces de l’ordre.

 
 
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