Harry et Meghan: « La Reine ordonne un Megxit dur » (revue de presse)

Photo du 25 septembre 2019.
Photo du 25 septembre 2019. - Reuters

« La liberté à un prix » (Express), « La Reine ordonne un Megxit dur » (Mirror), « Ils sont out » (Times) , « Le temps du remboursement » (Sun), « Harry et Meghan dehors, dans le froid » (People), peut-on lire sur les manchettes de la presse dominicale britannique.

Dans un communiqué inhabituel qui a mis fin à dix jours de crise, la reine a déclaré que «le duc et la duchesse de Sussex n’utiliseront plus leur titre d’altesse royale étant donné qu’ils ne sont plus des membres actifs de la famille royale».

Délivrés de leurs «obligations royales», Harry, 35 ans, et Meghan, 38 ans, qui avaient annoncé le 8 janvier vouloir prendre leur indépendance et s’installer en Amérique du Nord avec leur fils Archie, ne pourront plus «formellement représenter la reine».

« Le beurre et l’argent du beurre »

Les tabloïds, qui accusaient le couple de «vouloir le beurre et l’argent du beurre» en gardant tout de même un pied dans la famille royale, un statut inédit, ont unanimement salué cette décision. C’est un «accord indéniablement radical», a jugé le Daily Telegraph. Le Sunday Mirror s’est félicité en Une que «la reine ordonne un Megxit dur», en référence au Brexit prévu pour le 31 janvier.

La relation houleuse du couple avec les tabloïds britanniques a pesé dans sa décision de se mettre en retrait. Accusée de racisme envers l’actrice américaine métisse, la presse à sensation attaquait régulièrement Meghan avec des articles au vitriol, l’affublant du sobriquet de «duchesse capricieuse».

«C’est une abdication», n’hésite pas à affirmer l’expert en protocole de la famille royale Alastair Bruce, interrogé par le Sun on Sunday, notant que Harry se retrouve ainsi rétrogradé au même rang que trente autres ducs britanniques.

Si le couple conserve son titre de duc et duchesse de Sussex, il renonce en revanche à son allocation royale et devra rembourser certaines dépenses publiques dont il a bénéficié, notamment les plus de 2 millions de livres (2,3 millions d’euros) employés pour rénover le Frogmore Cottage à Windsor, son lieu de résidence au Royaume-Uni.

«C’est absolument sans précédent», a estimé dans le Sun Dickie Arbiter, ancien secrétaire de presse royal, notant qu’«aucun membre de la famille royale n’a jamais remboursé de l’argent», même ceux qui, avant Harry, avaient déjà été privés de leur statut d’altesse royale.

Avant le jeune prince, sixième dans l’ordre de succession au trône britannique, sa mère Lady Diana avait en effet elle aussi perdu ce statut, après avoir divorcé du prince Charles en 1996. Tout comme Sarah Ferguson, lorsqu’elle s’est séparée du prince Andrew, le deuxième fils de la reine. Mais il s’agissait là de «titres honorifiques», obtenus par le mariage. C’est en revanche la toute première fois qu’un membre de la famille Windsor par naissance se voit privé de ce statut.

 
 
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