Tarifs, fréquence, arrêts: tout savoir sur le train de nuit qui reliera Bruxelles à Vienne

Tarifs, fréquence, arrêts: tout savoir sur le train de nuit qui reliera Bruxelles à Vienne

Un train de nuit en provenance de Vienne sera accueilli en grande pompe ce lundi matin à Bruxelles-Midi, une première sur le rail belge depuis fin 2003. Le service résulte d’une initiative de la société de chemins de fer autrichienne ÖBB, acteur central du renouveau de l’offre nocturne en Europe depuis quelques années.

Dimanche, deux trains quitteront Vienne (20h38) et Innsbruck (20h44), qui seront couplés en gare de Nuremberg, en Allemagne. Le convoi poursuivra alors sa route vers la Belgique, où il est prévu à 09h46 à Liège, 10h45 à Bruxelles-Nord et 10h55 à Bruxelles-Midi, gare terminus. En sens inverse, les départs seront effectués de Bruxelles-Midi à 18h04, pour une arrivée à 8h27 à Vienne ou 9h14 à Innsbruck, après séparation durant la nuit et arrêts intermédiaires. Le Nightjet circulera deux fois par semaine, le lundi et le jeudi depuis la Belgique et le dimanche et le mercredi depuis l’Autriche. Le prix des billets démarre à 29,90 euros pour une place assise.

Les Belges avaient fait le deuil en 2003 du train de nuit, qui reliait notamment les gares de Bressoux et Schaerbeek au sud de la France et à l’Italie. Le 14 février 2003, le conseil d’administration de la SNCB décidait de supprimer les trains de nuit, les trains-auto et les trains internationaux classiques, en raison notamment de l’augmentation des redevances demandées par des réseaux étrangers.

Une quinzaine d’arrêts

Un peu plus de 16 ans plus tard, les trains de nuit sont désormais de retour en Belgique avec une liaison, deux fois par semaine, entre Bruxelles et Vienne. Après environ 14 heures de trajet et une quinzaine d’arrêts dont Cologne, Francfort ou encore Nuremberg et Liège, le premier train est attendu en gare de Bruxelles-Midi lundi peu avant 11h00.

La Belgique se trouve ainsi reliée au réseau « Nightjet » de l’opérateur autrichien ÖBB, qui s’étend de Hambourg à Rome, desservant aussi Zurich, Munich, Düsseldorf, Venise, Milan ou encore Florence, avec des extensions jusqu’à Zagreb, Budapest et Varsovie.

Outre ce réseau, des trains de nuit sont rassemblés sous la bannière Euronight, qui permet aux aventuriers du rail d’aller de Paris ou Nice jusqu’à Moscou (en 40 heures) et de Berlin à Malmö, avec un train qui embarque sur un ferry pour traverser la mer baltique.

Ce type de voyage déclinait inexorablement depuis le début des années 2000 et l’essor du low-cost aérien, se voyant progressivement abandonné par les compagnies de chemins de fer d’Europe, principalement occidentale. Il semble désormais avoir le vent en poupe, profitant notamment de la préoccupation croissante des touristes pour l’impact environnemental de leur séjour. Il séduit aussi ceux qui ont peur de l’avion ou qui veulent arriver en pleine forme à destination, selon les études menées par ÖBB.

 
 
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