Livraisons: Deliveroo menace de réduire fortement la voilure

Livraisons: Deliveroo menace de réduire fortement la voilure
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En décembre dernier, l’auditorat du travail de Bruxelles décidait d’assigner la plateforme de livraison de repas Deliveroo devant le tribunal du travail. Faisant suite à une enquête pénale de deux ans réalisée par l’Office national de sécurité sociale (ONSS), cette décision prendra donc la forme d’une procédure civile qui débute ce lundi 20 janvier. Très concrètement, c’est la légalité de la relation de travail indépendante de l’entreprise avec ses coursiers qui sera débattue.

Pierre Verdier, le CEO de Deliveroo en Belgique, se dit « confiant dans la justice » mais il prévient tout aussitôt : le salariat est incompatible avec le modèle de la société. Pour cette dernière, la conséquence la plus importante qui découlerait de cette éventuelle décision est la suivante : « Je ne pense pas que nous pourrions dans ce cadre poursuivre notre activité », prévient Pierre Verdier. « Pas dans la même efficacité et pas sur la même étendue », précise le patron de la filiale belge du groupe. Deliveroo pourrait peut-être, selon Verdier, continuer à opérer dans quelques grandes villes mais sur des rayons très précis et limités. Au lieu de couvrir 30 % du territoire, la firme ne couvrirait plus que 2 %… Deliveroo jette un fameux pavé dans la mare. Salarier ses coursiers l’obligerait donc à réduire presque complètement la voilure. Pour l’économie belge, Deliveroo représente, selon ses dires, 40 millions de chiffres d’affaires en plus pour les restaurants (chiffres 2019). Le tribunal du travail de Bruxelles aura donc la charge d’examiner les infractions présumées et d’en tirer les conséquences qui pourraient alors se matérialiser par de « très importantes » indemnités au bénéfice de l’ONSS.

► L’entretien au complet ainsi que les enjeux du procès sur Le Soir+

 
 
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