Nucléaire iranien: l’Iran menace de se retirer du traité de non-prolifération des armes nucléaires

«Si les Européens continuent à se comporter de manière inappropriée, l’Iran se retirera du TNP», avertit lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif.
«Si les Européens continuent à se comporter de manière inappropriée, l’Iran se retirera du TNP», avertit lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif. - Reuters

L’Iran menace lundi de se retirer du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qui vise à limiter l’armement atomique à travers le monde. Téhéran serait prêt à prendre cette décision si le dossier sur le respect de l’accord nucléaire de 2015 devait être soumis au Conseil de sécurité des Nations Unies.

« Si les Européens continuent à se comporter de manière inappropriée, ou s’ils transmettent le dossier iranien au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Iran se retirera du TNP », avertit lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif. Selon le site d’information du Parlement, le ministre a également tendu une main rassurante en promettant que son pays ne réduirait pas son implication dans le respect de l’accord nucléaire de 2015.

Les pays européens reprochent à l’Iran de ne pas respecter les accords conclus dans le cadre de l’accord nucléaire avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine. Il avait été convenu que Téhéran limiterait ses activités nucléaires en échange d’un assouplissement des sanctions économiques.

Transmis au Conseils de sécurité de l’ONU ?

Le litige est géré par une commission paritaire mais il pourrait être transmis au Conseil de sécurité des Nation Unies, ce qui pourrait aboutir au rétablissement de sanctions internationales précédemment levées.

L’Iran a progressivement cessé de se conformer aux engagements du TNP depuis 2018, année où les États-Unis se sont unilatéralement retirés de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015. Donald Trump a lui aussi imposé de lourdes peines, dans le but de forcer Téhéran à renégocier l’accord dont il estime qu’il a été mal négocié par son prédécesseur, Barack Obama.

 
 
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