Négociations fédérales: Bouchez et Coens ont fait un rapport intermédiaire au Roi

Les informateurs royaux Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) ont présenté un nouveau rapport de leur mission au roi. Leurs conclusions sont attendues pour le 28 janvier au plus tard.

Le libéral s’est présenté avec un bouquet de fleurs pour l’anniversaire de la Reine.

Au cours des derniers jours, aucune des formations susceptibles de jouer un rôle dans les différents scénarios sur la table n’a claqué la porte, mais les deux informateurs ne semblent pas avoir enregistré d’avancée significative pour autant.

Les conclusions du duo Coens-Bouchez, reconduit dans sa mission au début de la semaine dernière, sont attendues « au plus tard le 28 janvier », avait communiqué le Palais lundi dernier. Il s’agit d’examiner pour la énième fois la faisabilité d’un gouvernement fédéral qui rassemblerait la N-VA et le PS, à la suite de la soudaine ouverture que le président des nationalistes flamands avait semblé exprimer durant le week-end en direction d’une politique sociale et d’une augmentation des pensions les plus faibles.

Présent à la réception de Nouvel an des socialistes flamands, le président du PS Paul Magnette a répété dimanche qu’il souhaitait que la N-VA s’engage davantage au-delà de quelques mots en faveur d’avancées sociales.

Vers un gouvernement provisoire ?

Paul Magnette a également répété qu’en cas de blocage, il pourrait être opportun de mettre sur pied un gouvernement provisoire, durant six mois, voire un an. Comme il y a plusieurs mois, M. Magnette estime qu’un tel gouvernement, composé des formations du gouvernement en affaires courantes (les libéraux et les sociaux-chrétiens flamands, NDLR), associées aux socialistes et aux écologistes pourrait se concentrer durant six mois ou un an sur les urgences sociales et environnementales.

Les premiers jours de la semaine n’ont pas semblé avoir regorgé de réunions. Le jeune président des socialistes flamands, Conner Rousseau et la ministre libérale de la Santé publique Maggie De Block avaient alors qualifié le travail des informateurs « d’insuffisant » ou « lent ».

Réponse du berger à la bergère : pour les informateurs aussi, cela « dure depuis bien trop longtemps », a depuis réagi Joachim Coens, lançant, comme Georges-Louis Bouchez jeudi dernier, un appel au sens des responsabilités de tous.

Dimanche, on a appris que le duo avait organisé le même jour une rencontre entre le PS et la N-VA.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. © Arnaud De Cremer

    Mobilité: rouler en voiture aux heures de pointe à Bruxelles coûtera (encore) plus cher

  2. Image=d-20160526-G7YUED_high

    Coronavirus: les médecins généralistes belges dénoncent un manque d’informations

  3. @AFP

    Ligue des champions: De Bruyne, le héros de Manchester City (vidéos)

La chronique
  • La fable du matoufé et du guacamole

    L’hiver est là et il nous donne une bonne raison de manger des plats que les diététiciens réprouvent. Vous connaissez sans doute le matoufé, cette omelette généreuse enrichie de lardons, de farine et de lait. Une préparation « émouvante par sa simplicité », s’en émerveille la Royale Confrérie du Matoufé de Marche-en-Famenne, où je suis né. Mon père m’en avait légué la recette un jour où il pensait sérieusement à sa postérité.

    Posés sur les tranches du pain croustillant tout juste sorti du four à bois de ma mère, ces œufs brouillés étaient une partie de mon « chez moi ». Avec le sanglier « qui a une longueur d’avance », l’eau ferrugineuse des pouhons célébrés par Guillaume Apollinaire et les anecdotes que mon père puisait dans son livre culte, Dure Ardenne, d’Arsène Soreil.

    J’ai parlé de ce plat, et je l’ai parfois même préparé, au gré de mes voyages. Il avait ce goût simple, rustique, rassurant, qui, dans toutes les cultures, évoque la chaleur du cocon familial, les grandes tablées après la moisson, le foot ou...

    Lire la suite