«Bad boys for life», une bonne surprise: nos critiques des sorties cinéma

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« Bad boys for life ».

Bad boys for life (Adil El Arbi & Bilall Fallah)

Il n’y a évidemment pas grand-chose de très original dans ce troisième volet de la saga Bad Boys . L’intrigue n’est pas très épaisse. Certaines situations font sourire et il y a quelques moments creux, voire mielleux. Mais le duo Adil El Arbi et Bilall Fallah réussit habilement à manier tous les éléments de la franchise pour livrer de joyeuses retrouvailles. Le tout est enrobé par la grosse artillerie hollywoodienne et par une BO efficace signée DJ Khaled. Bref, plutôt une bonne surprise !

La Llorona (Jayro Bustamante)

Ce véritable film d’horreur social emprunte les codes du genre pour mieux servir un propos historique fort et crucial. Et c’est sans doute ce qui fait son intérêt premier. Au-delà des plans esthétiques longs et énigmatiques, Jayro Bustamante livre un message fort sans appuyer son propos à outrance.

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part (Arnaud Viard)

En toute simplicité, sur la pointe des pieds, avec classicisme, Arnaud Viard capte la vie qui va au sein de la famille. Chacun joue sa partition en écho aux autres, avec une vérité touchante. Et pour donner des respirations à ce drame intimiste, quelques digressions avec une pointe surréaliste, ce qui évite le pathos. Un film attendu mais sensible.

La voie de la justice (Destin Daniel Cretton)

Le sujet est aussi fort qu’important. Mais la mise en scène de Destin Daniel Cretton manque malheureusement de relief. Le film est jalonné de moments poignants, mais est aussi plombé par certaines longueurs. Reste un sujet incontournable et des acteurs justes qui portent le film.

L’adieu (Lulu Wang)

Une fable drôle et ironique sur la mort et la vie. Une chronique familiale où la tradition est confrontée à la modernité et où le choc des cultures est à la fois éclairant et touchant. Si la musique permet de transmettre une émotion assez juste, Lulu Wang a parfois tendance à manquer un peu de retenue. Mais ça n’enlève (presque) rien au côté extrêmement touchant du film.

Bring it to the people (Guy Fellemans)

Ce documentaire sera sans doute surtout regardé par des amateurs de jazz, après tout il s’agit du Brussels Jazz Orchestra. Il devrait cependant être vu et applaudi par tous nos compatriotes.

Le voyage dans la lune (Rasmus A. Sivertsen)

Avec ses marionnettes à l’ancienne, le Norvégien réinvente le voyage dans la lune en odyssée de l’espace. Il y glisse des idées farfelues, de l’humour, du suspense bricolé, de la fantaisie et saupoudre le tout de poésie. C’est moins naïf que cela n’en a l’air. Rendez-vous joyeux dès 5 ans.

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