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Coalition fédérale: le casse-tête postélectoral

Si l’on écarte l’idée d’intérêt supérieur du pays, un parti doit respecter les vainqueurs parce qu’il a participé comme eux à une même compétition dans un même espace.

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Chroniqueur Temps de lecture: 6 min

La crise politique fédérale est tellement désespérante que l’on finit par se demander comment le système est censé fonctionner. Quels principes a-t-on suivi, avant 2019, pour former un gouvernement ?

On pourrait croire que la réponse à cette question est simple, mais ce n’est pas le cas. Un seul principe est incontesté, et encore : idéalement, le gouvernement doit disposer d’une majorité parlementaire prête à le soutenir. Mais un gouvernement minoritaire n’est pas interdit, et il existe des exemples en ce sens dans différents pays européens. En outre, la règle arithmétique de la majorité ne nous dit pas quel critère employer pour choisir les partis qui composeront la majorité d’une part et l’opposition d’autre part. Rien n’interdit même d’installer un gouvernement d’union nationale, comme en temps de guerre, composé de la quasi-totalité des partis représentés au parlement, ce qui modifie le sens de la notion de majorité.

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22 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, jeudi 23 janvier 2020, 8:35

    Jean-Luc Reginster, votre commentaire est particulièrement symptomatique de cette mentalité incroyablement bouffonne des francophones de droite qui se déprécient et espèrent en même temps rebondir. C'est pourtant la première notion de base du coaching. On ne fait rien en commençant pas se déprécier. Oui, aujourd'hui, ce sont les francophones qui tapent dans la caisse commune. Hier c'était les flamands et qui sait ce que réserve l'avenir. Il n'y a là aucune raison de se flageller. Ou alors, assumez vos fantasmes SM. Ne confondez pas vos aspirations politiques libérales et la haine de soi svp!!! Par ailleurs, "pour danser le tango, il faut être deux" dites vous? Et qui vous dit que nous souhaitons danser le tangos svp? D'où vient cette fable? Je vois les choses très différemment de vous. Nous vivons sous le joug d'une communauté qui nous méprise (les électeurs passifs, les junkies, et j'en passe!). Rester à vivre au crochet de la Flandre n'est pas la solution (même si ce n'est qu'un prêté pour un rendu contrairement à ce que pensent les misérables et malhonnêtes comptables de VVB!). Il faut au contraire oui, accepter de reprendre notre destin en main, sans faux semblant. Et rester fier. Cela s'applique en particulier à la droite wallonne qui cultive, vous en êtes l'un des exemple particulièrement illustrant, la haine de soi. Avec cette dernière, on ne va nulle part sinon au cimetière. Un peu de fierté, Non di dju!

  • Posté par Reginster Jean-luc , jeudi 23 janvier 2020, 15:10

    "Réfléchir c'est difficile, c'est pourquoi la plupart des gens jugent." ( Carl Gustav Jung ). Votre argumentation me laisse sans voix ! Mais rassurez-vous: la haine de soi, ce n'est pas mon genre. Un certain haut-le-coeur devant le nihilisme populiste, cela par contre...

  • Posté par Martin Alain, jeudi 23 janvier 2020, 8:22

    Très intéressant angle d'approche qui donne une clé supplémentaire nuancée à la compréhension de la situation que nous vivons. Dommage qu'elle se limite au constat sans pistes de solution : poursuivre la logique 'diplomatique' (ce que représenterait probablement le confédéralisme regroupant 2 ou 3 'sous-états'), revenir à une logique unitairiste (retour vers une utopie nostalgique ...?), définir une logique mixte regroupant un niveau régionaliste tel qu'actuellement à un niveau fédéral ou les partis devraient s'affronter sur l'ensemble du territoire (pour les thèmes où l'ensemble du pays est intéressé, l'électorat d'un parti doit être l'électorat du pays - on revient à l'idée de circonscription électorale unique) ? autre ? Un sujet de réflexion supplémentaire pour nos partis

  • Posté par Legrain Henri, mercredi 22 janvier 2020, 19:15

    « Un parti doit respecter les vainqueurs parce qu’il a participé comme eux à une même compétition dans un même espace » En effet, ce principe ne peut être appliqué à la Belgique étant donné que les électeurs d’une communauté ne peuvent voter pour un parti de l’autre communauté. On se retrouve factuellement comme si on votait dans deux pays différents.

  • Posté par Dechamps Pascal , mercredi 22 janvier 2020, 15:45

    On peut ajouter que si certains partis refusent obstinément le principe de la circonscription fédérale c'est sans doute avec une idée précise "derrière la tête".

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