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Les nouveaux modes de déplacement ne prennent pas assez en compte les réalités familiales

La Ligue des familles a effectué une étude sur la mobilité des parents. Trajets en chaîne, contraintes horaires fortes : un parent sur cinq passe plus de deux heures par jour dans les trajets.

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Temps de lecture: 7 min

Une des entrées de la bouche de prémétro Parvis de Saint-Gilles se situe juste devant la crèche. Une chance ! Si seulement cette entrée ne se limitait pas à une immense volée d’escaliers… Lorsqu’elle récupère Samuel vers 16 h et l’installe, tout emmitouflé, dans sa poussette, Elisabeth fait le tour du parvis pour rejoindre l’autre entrée, équipée, elle, d’un ascenseur. « C’est frustrant », peste Elisabeth. « Cela me rajoute cinq minutes. Ce n’est pas grand-chose, mais en les rajoutant à toutes les autres… Pour chaque trajet que je fais en transports en commun avec mon enfant, je prévois 20 minutes de marge. »

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6 Commentaires

  • Posté par Weissenberg André, mercredi 22 janvier 2020, 10:49

    Il y avait aussi, très récemment, sur une des chaines publiques françaises, cet excellent reportage de 135 minutes sur l'illusion de liberté procurée par la politique de péri-urbanisation poursuivie en France (et en Belgique aussi ...) depuis le milieu des années 1970. Un des constats était que l'étalement urbain accroissait exponentiellement (pas linéairement) les problèmes de mobilité et que la spécialisation des fonctions, promue notamment par Le Corbusier (débouchant sur des condominiums de villas identiques à perte de vue, des zones industrielles, commerciales et de services spécialisées) finissait par rendre la vie impossible aux habitants en accroissant la désertification des centres-ville (et des zones rurales ...) et en consommant du temps de vie passé en déplacement d'un point à un autre (en voiture ou en transport en commun). Ce n'et donc pas que la part de l'automobile dans les déplacements qu'il faut incriminer, mais bien tous les incitants politiques sous-jacents (4 façades avec jardin, à la campagne, voiture de société, etc ...).

  • Posté par Weissenberg André, mercredi 22 janvier 2020, 10:30

    "Nouveaux besoins"??? Certes, le maillage des transports en commun n'a absolument plus rien à voir avec ce qu'il était au temps des baby-boomers, où la SNCV passait quasiment devant chaque coron en Wallonie, mais delà à enfoncer des portes ouvertes! L'article note très justement que le principe de départ de toute réflexion sur la mobilité en belgique (et dans la tête de pascal Smet aussi ...), c'est un individu d'un point à un autre, généralement pour le travail. Point à la ligne. Familles, groupes, enfants, autres besoins de déplacement que le travail ou autres heures de déplacement que les heures de pointe, etc ... ont toujours été aux abonnés absents de cette vision réductrice de la mobilité, on enfonce le clou depuis des années. Et on répète que les ayatollahs et les politiques anti-voiture font, notamment pour cette raison fondamentale, fausse route, y compris en ville, où se déplacer à vélo en famille avec de jeunes enfants est tout sauf évident , quoiqu'en pensent et disent les lobbies pro-vélo. Bref, ce ne sont certainement pas de nouveaux besoins. Mais ils continuent manifestement à être splendidement ignorés par les décideurs de tout poil ... Merci à cet article de le rappeler!

  • Posté par BEKE Eric, mercredi 22 janvier 2020, 9:02

    En fait, ce que l'on voudrait, c'est une voiture (électrique bien sûr) modulable avec chauffeur et, à la campagne, les avantages de la ville sans les inconvénients. De plus, on sature de plus en plus les enfants avec des activités complémentaires qui les empêchent de vivre à leur rythme, en leur laissant des périodes où ils peuvent souffler, lire, jouer et, pourquoi pas, s'ennuyer, ce qui permet la réflexion et le rêve. Notre société est devenue non pas plus active, mais marquée de frénésie et d'urgences factices. Pas étonnant que le burn out devienne le mal du siècle: on s'encombre de tas d' "obligations" peu utiles et chronophages.

  • Posté par Neuberg Michel, mercredi 22 janvier 2020, 5:08

    Dans le premier exemple, on croit rêver : " ... . Si seulement cette entrée ne se limitait pas à une immense volée d’escaliers… Lorsqu’elle récupère Samuel vers 16 h et l’installe, tout emmitouflé, dans sa poussette, Elisabeth fait le tour du parvis pour rejoindre l’autre entrée, équipée, elle, d’un ascenseur. « C’est frustrant », peste Elisabeth. « Cela me rajoute cinq minutes. "... . "Honteux qu'on ai pas encore ajouté une entrée de métro dans la crèche! Vous rendez-vous compte? Il suffirait d'ajouter des ascenseurs à toutes les entrées de métro et JE serais contente. Mais non, à cause de ce manque, JE suis obligé de me taper 5 minutes en plus de marche". Madame, tous les jours je passe 3 heures dans le train pour me rendre à mon boulot!

  • Posté par LIENARD NORBERT, mardi 21 janvier 2020, 20:27

    Et que propose t elle la ligue des familles ?

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