Les «Luanda Leaks» suscitent embarras et inquiétude au Portugal

Les «Luanda Leaks» suscitent embarras et inquiétude au Portugal
Reuters

Mis en cause par les révélations sur l’origine douteuse de la fortune d’Isabel dos Santos, fille de l’ex-président angolais, les autorités de Lisbonne et les associés portugais de la femme la plus riche d’Afrique ont réagi avec embarras ou inquiétude.

« La meilleure façon de défendre les entreprises portugaises et les travailleurs portugais c’est de respecter la loi et d’être implacable dans la lutte contre la corruption », a assuré mardi au parlement le ministre portugais des Affaires étrangères, Augusto Santos Silva.

La veille pourtant il s’était refusé à commenter la publication dimanche d’une vaste enquête journalistique accusant Mme dos Santos d’avoir « siphonné les caisses » de l’Angola avec l’aide de dizaines de sociétés, y compris au Portugal, l’ancienne puissance coloniale de ce pays africain riche en pétrole.

Il s’était limité à souligner l’indépendance des autorités judiciaires et des régulateurs financiers.

Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a exploité une fuite de 715.000 documents pour révéler « comment une armée de sociétés financières occidentales, d’avocats, de comptables, de fonctionnaires et de sociétés de gestion ont aidé » Isabel dos Santos « à cacher des avoirs aux autorités fiscales ».

Ces « Luanda Leaks » ont vu le jour grâce à une fuite de données orchestrée depuis sa société de gestion financière basée au Portugal, après que l’actuel président angolais Joao Lourenço s’en soit pris au clan de son prédécesseur, Jose Eduardo dos Santos, au nom du combat contre la corruption.

 
 
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