Commentaires racistes sur les migrants de La Panne: la police fédérale ouvre une enquête

La police a arrêté les recherches des migrants disparus.
La police a arrêté les recherches des migrants disparus. - Belga

Le naufrage d’une embarcation de migrants mardi matin au large de La Panne a fait couler beaucoup d’encre. En Flandre, les naufragés ont été la cible d’un déferlement de haine sur les réseaux sociaux qui a suscité l’indignation. Comme le rapporte vrt.be, la page Facebook de la télévision locale de Flandre occidentale Focus-WTV a été inondée ce mardi de réactions racistes.

► « Ce n’est pas ma Flandre » : les politiciens flamands indignés après des commentaires racistes sur les migrants de La Panne

A la demande du parquet de Flandre occidentale, la police fédérale a ouvert une enquête sur des propos racistes sur les réseaux sociaux apparus à la suite du naufrage d’un bateau de migrants à La Panne.

Une recherche avait été lancée mardi matin au large de la côte de La Panne à la recherche de migrants qui se sont retrouvés en mer après le naufrage d’un bateau.

Des sanctions jusqu’à 8.000 euros

De nombreuses déclarations et messages racistes sont très vite apparus sur les réseaux sociaux. « Nous avons ensuite contacté la police fédérale et sa section internet en lui demandant d’ouvrir une enquête sur les violations de la loi antiracisme », explique Johan Lescrauwaet du parquet d’Ypres. « C’est un signal important pour montrer que cela ne sera pas toléré. »

Le service fédéral spécialisé vérifiera si certaines personnes incitent à la haine dans leur message. En cas d’infractions pénales, la police établira un PV. « Si nous décidons de poursuivre ces personnes, elles risquent un emprisonnement d’un mois à un an et une amende pouvant aller jusqu’à 8.000 euros. Cela s’est déjà produit dans le passé avec des messages en ligne concernant le négationnisme », met en garde Johan Lescrauwaet.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Le carnaval d’Alost suscite à nouveau la polémique.

    Carnaval d’Alost: le gouvernement israélien entre dans la polémique

  2. «
Le racisme est un poison, la haine est un poison. Et ce poison existe dans notre société
», a déploré la chancelière Angela Merkel, jeudi matin à Berlin.

    Double fusillade en Allemagne: un terrorisme qui vise la guerre civile

  3. Air connu
: «
La norme sociale est défaillante en Belgique. Les conducteurs ont trop tendance à se vanter de rouler vite. L’image de la vitesse au volant est trop positive
».

    Le Belge est toujours addict à la vitesse

La chronique
  • Le vert est dans le fruit

    Le pangolin, une race menacée d’extinction par la chasse que lui livrent frénétiquement les amateurs de ses étranges écailles, a trouvé la parade : le coronavirus. Brave petit mammifère qui serait à l’origine de l’épidémie.

    De son côté, la tomate elle aussi en a marre que les humains la mettent à toutes les sauces. En réaction, elle a développé elle aussi un virus, le BRFV, qui décolore les fruits, les déforme et les couvre de marbrure. Ce germe ne serait pas transmissible à l’homme. Mais qui aurait envie de croquer dans une tomate qui a l’aspect d’un zombie ?

    Dans les forêts, les scolytes (espèces de coléoptères) sont à leur tour devenus fous. Eux qui ne s’attaquaient qu’au bois mort s’en prennent désormais aux arbres vivants – notamment aux épicéas wallons – réaction, paraît-il, au réchauffement climatique.

    La nature devient folle, voilà enfin une explication scientifique au mal qui a atteint aussi les démocraties et les...

    Lire la suite

  • Parce que le racisme tue…

    A ceux qui se demanderaient pourquoi développer des plans de lutte contre le racisme, pourquoi réguler les propos haineux, pourquoi s’indigner, condamner et aussi poursuivre ceux qui stigmatisent l’autre, le traitent comme un inférieur, à ceux qui s’étonnent qu’on ne trouve pas drôles les saluts nazis ou les caricatures antisémites fussent-ils servis en plat de résistance dans un restaurant ou sur un char dans un cortège, l’Allemagne apporte, hélas à nouveau,...

    Lire la suite