Bouchez sur son plaidoyer unitariste: «Ce n’est pas la position du MR, ni ma position politique, c’est un idéal»

Georges-Louis Bouchez
Georges-Louis Bouchez - Belga

Le président du MR et informateur royal, Georges-Louis Bouchez, a déclaré dans une interview accordée au magazine Wilfried être « pour un État unitaire ». « Il faudrait tout remettre au niveau fédéral », ajoute-t-il dans cet entretien croisé avec François De Smet, le président de DéFI, dans lequel il expose sa vision idéale d’un pays à l’« identité totalement différente des autres », et où les régionalisations de compétences n’ont, selon lui, apporté rien de bon.

« Je suis unitariste. Moi, je suis pour un État unitaire. Je ne parle pas d’efficacité quand je vous dis ça, mais d’attachement sentimental », affirme notamment M. Bouchez, dans cette interview qui remonte à décembre, alors que le nouveau président du MR avait déjà été nommé informateur avec Joachim Coens (CD&V).

« Aucune réforme de l’État n’est efficace. Elles se basent toutes sur deux catégories de revendications : la première, identitaire ; la seconde, financière. Pourquoi a-t-on régionalisé la sécurité routière ? Uniquement pour avoir l’argent des amendes dans la caisse (régionale, NDLR) (…) Je ne connais pas une seule compétence régionalisée qui soit mieux organisée aujourd’hui qu’elle ne l’était au niveau national ».

« Si jamais on devait procéder à une évaluation des six réformes de l’Etat, je peux déjà vous donner la conclusion. La conclusion, c’est qu’on doit tout remettre au niveau national. (…) Si ça ne tenait qu’à moi – mais je ne suis pas tout seul – on remet tout à un niveau central ».

Propos qui sont ne sont pas passés inaperçus et auxquels Georges-Louis Bouchez a tenu à apporter un éclaircissement sur La Première. «Ce n’est pas la positiion du MR, ni ma position politique, c’est un idéal. Je rappelle que je négocie avec un parti qui veut la fin du pays et un autre qui croit à la lutte des classes ».

Réactions en Flandre

Les propos du jeune président du MR n’ont pas plu à Bart De Wever, qui estime que « cette déclaration nous ramène au 19ème siècle. Tout le monde à droit à son opinion, mais en tant qu’informateur, ça n’aide pas à faire avancer les choses. »

Les libéraux flamands de l’Open VLD ont réagi aussi avec nuance aux propos de l’informateur royal MR Georges-Louis Bouchez. Les personnalités du parti ne partagent pas la même vision idéale d’une « Belgique unitaire » que le jeune président du Mouvement réformateur. Mais il s’agissait d’une « opinion personnelle » de la part du Montois, a ajouté Bart Tommelein, candidat à la présidence de l’Open VLD.

Quant à la présidente de l’Open VLD Gwendolyn Rutten, elle a manifesé son soutien total à Bouchez : « De nouvelles idées sur comment nous pouvons travailler ensemble sont toujours les bienvenues . On ne gagne rien d’une pensée unique. Encore moins sur la séparation du pays. Comment nous allons rendre notre pays meilleur : c’est ça l’essentiel ».

 
 
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