Maxime Prévot (CDH): «Georges-Louis Bouchez génère plus de soubresauts que d’apaisement»

Maxime Prévot (CDH): «Georges-Louis Bouchez génère plus de soubresauts que d’apaisement»

Maxime Prévot, président du CDH, a ce commentaire à propos de la profession de foi unitariste de Georges-Louis Bouchez dans Wilfried  : « Dans cette période compliquée où il est investi d’une mission royale, il aurait été mieux inspiré de ne pas se raccrocher à cette sorte d’interview-portrait, qui génère plus de soubresauts que d’apaisement »

Alors qu’il négocie une formation gouvernementale qui pourrait contenir de nouveaux éléments de réforme de l’Etat, Georges-Louis Bouchez, informateur, a déclaré dans Wilfried être en faveur d’un retour à l’Etat unitaire et estime que les esprits sont mûrs pour une « grande remise à plat » après une succession de réformes de l’Etat inefficaces à ses yeux. « Je suis unitariste. Moi, je suis pour un État unitaire. Je ne parle pas d’efficacité quand je vous dis ça, mais d’attachement sentimental. Des améliorations liées aux réformes de l’Etat ? Je n’en vois aucune en ce qui concerne les grandes compétences. Si jamais on devait procéder à une évaluation des six réformes de l’Etat, je peux déjà vous donner la conclusion. La conclusion, c’est qu’on doit tout remettre au niveau national. Si ça ne tenait qu’à moi – mais je ne suis pas tout seul – on remet tout à un niveau central. Et si véritablement on considère que ce pays n’est plus gérable, alors on peut le diviser. »

Le président du CDH n’est pas le premier à réagir. Charles Picqué (PS) « recommande à ce garçon la lecture d’un certain nombre d’ouvrages, d’études, d’analyses. » Au nord du pays, Bart De Wever a souligné que « la déclaration de Georges-Louis Bouchez nous ramène au 19e siècle ». A l’opposé, Gwendolyn Rutten (présidente de l’Open VLD) montre son soutien total à Bouchez : « De nouvelles idées sur comment nous pouvons travailler ensemble sont toujours les bienvenues. On ne gagne rien d’une pensée unique. Encore moins sur la séparation du pays. Comment nous allons rendre notre pays meilleur : c’est ça l’essentiel ».

 
 
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