Coronavirus - Le secteur du tourisme mondial craint une "panique"

"De précédents cas ont montré que fermer des aéroports, annuler des vols et fermer des frontières a souvent un impact économique plus important que l'épidémie elle-même", a déclaré la présidente du WTTC, Gloria Guevara, dans un communiqué.

Tout en soulignant la nécessité de "l'activation rapide de plans d'urgence efficaces", elle souligne l'importance d'une "communication rapide, précise et transparente afin de contenir la panique et d'atténuer les conséquences économiques négatives".

"Contenir la propagation d'une panique inutile est aussi important que contenir le virus lui même", a-t-elle estimé, au moment où la Chine intensifie ses efforts pour lutter contre l'expansion du virus apparu en décembre sur un marché de Wuhan (centre).

Plus de 40 millions de personnes ont été confinées et de nombreux sites populaires comme des sections de la célèbre Grande Muraille ont été fermés.

Le virus a fait 26 morts sur un total de 830 personnes contaminées dont 177 jugés graves, selon le dernier bilan officiel en date.

Mme Guevara est une ancienne ministre du Tourisme du Mexique, et a été étroitement à ce titre associée à la gestion de l'épidémie de grippe H1N1 au Mexique en 2009, qui a fait des milliers de morts.

Selon le WTTC, l'impact économique mondial du virus H1N1 a été estimé à près de 55 milliards de dollars (50 milliards d'euros).

Les Affaires étrangères belges ont justement adapter leur avis de voyage vers la Chine vendredi. Ils déconseillent "momentanément" les voyages non essentiels vers la province du Hubei.

 
 
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