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François De Smet (Défi) sur la crise fédérale: «Négocions la coalition 77»

Le président de Défi appelle à lancer une coalition associant les familles libérale, écologiste, socialistes et son parti. Total : 77 sièges à la Chambre. « Il est temps de démarrer un processus de négociations. »

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Ceux qui ont eu l’occasion de passer par le bureau d’Olivier Maingain au siège de Défi, où le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert a régné un quart de siècle, se souviennent de l’austérité de la déco. Bienvenue au parti amarante. Presque deux mois après son élection à la présidence, François De Smet prend ses quartiers : « Nous ferons quelques travaux, pas eu le temps… » On le retrouve vendredi, au lendemain de la publication de la désormais fameuse interview croisée dans le magazine Wilfried avec Georges-Louis Bouchez, où le président du MR, par ailleurs informateur royal, y déclarait sa flamme pour la Belgique unitaire, ce qui a fait bondir au nord du pays. « Il communique comme il veut, mais je ne crois pas qu’un informateur devrait donner une interview tous les deux jours. Cela compromet sa mission »…

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7 Commentaires

  • Posté par cobbaert jean, dimanche 26 janvier 2020, 11:36

    Dépolitiser la Cour constitutionnelle, c'est un voeu pieux. Tout les fonctionnaires de haut niveau ont une couleur politique connue... Quant à l'entrée de défi au gouvernement fédéral, c'est ridicule : 1 siège de plus et des compromis supplémentaires à faire avec un autre parti. Je pense que l'idée d'associer les régions au pouvoir fédéral serait une bonne chose et forcerait les partis à se parler et à négocier entre eux; alors qu'aujoiurd'hui ils refusent de le faire véritablement. La Belgique est multiple et c'est avec tout le monde qu'il faut parler...

  • Posté par Chalet Alain, dimanche 26 janvier 2020, 11:27

    Si les Flamands ont la majorité fédérale, ce sera une bonne chose pour tout le monde. Mais surtout pour la Wallonie, qui évitera ainsi une politique la menant à la ruine. Objectivement, c'est la seule bonne raison qu'ont les Wallons de refuser le séparatisme.

  • Posté par brenes norbert, samedi 25 janvier 2020, 20:17

    Une minorité côté flamand avec en plus Defi côté francophone...En effet il peut rêver, qui peut y croire sérieusement ? Sur les nominations à la Cour il a 100% raison. Mais là aussi je n'y crois guère.

  • Posté par Deckers Björn, samedi 25 janvier 2020, 20:11

    Alain Chalet, avec cette logique confédérale (associer les majorités régionales pour la gestion du niveau central), on devrait aujourd'hui envisager une coalition NVA-CD&V-VLD-PS-MR-Ecolo? Jouable? Je ne parierais pas là dessus. A mon sens, nous avons eu tort de râler sur le fait que la majorité précédente (la suédoise) n'avait pas de majorité côté francophone, de même que la Flandre a tort de se braquer sur le fait que tel ou tel coalition proposée (Vivaldi,77,...) ne reposerait pas sur une majorité dans chaque communauté, ce n'est pas l'objet. Dans une fédération normale (voyez nos voisins en Allemagne), le gouvernement représente la majorité fédérale et non une addition de majorités régionales. La séparation des partis en Belgique a tout vicié. Il faut sortir de cette logique. A mon sens, une manière d'en sortir serait d'aller à contre -courant de l'idée que la Belgique ne peut fonctionner qu'à la proportionnelle. Si l'on observe le système français, on se rend compte que les partis seraient obligés de se parler avant les élections (et non après) et devraient par dessus la frontière linguistique, bâtir des coalitions de projet. On aurait pour faire simple une opposition principale entre une coalition de gauche (socialistes et écologistes) et une coalition conservatrice (libéraux, chrétiens). La NVA n'aurait alors que le choix de soit rejoindre la coalition libérale-conservatrice, soit de tenter une minorité de blocage dans une alliance premier et second tour avec le VB. Dans le premier cas, on neutraliserait la NVA tout en donnant à la Flandre ce qu'elle souhaite (si la majorité du pays vote à droite, le gouvernement est à droite), dans le second, le VB-NVA seul ne pourrait de toute façon pas avoir la majorité absolue sur le parlement fédéral. Resterait alors soit une alliance entre conservateurs et nationalistes ou une alliance exceptionnelle entre progressistes et conservateurs. Paul Van Obberghen, vous avez certainement raison, mais il faut que le Flandre se rende compte de son côté que soit le gouvernement représente la majorité dans chaque communautés (à mon sens c'est une erreur et c'est ce que j'explique ci-dessus), soit cette règle non écrite dans la constitution ne vaut pas, ni pour les francophones, ni pour les flamands. Mais on ne peut pas avoir été associés à la suédoise et en même temps venir dire aujourd'hui comme le CD&V que la majorité doit être majoritaire en Flandre, sans risquer une volée de bois vert largement méritée. Je sais que vous êtes un spécialiste pour dire que comme c'est le MR qui a accepté, les francophones ont acceptés. Ce raccourcis extrêmement malhonnête ne plaide en rien en faveur de vos arguments. Rappelons que le MR était seul et seulement second parti francophone, ne représentant pas même 25% des francophones et donc, NON!, les francophones n'ont rien acceptés en 2014, le MR en trahissant son électorat et les francophones a agit seul, à l'évidence sans mandat légitime pour ce faire!

  • Posté par Chalet Alain, samedi 25 janvier 2020, 14:42

    Le scrutin proportionnel direct à chaque niveau conduit à des situations impossibles, comme actuellement. Donnons plutôt à la majorité de chaque Région le droit de NOMMER ses représentants fédéraux. Ceux-ci auraient au moins le mérite de représenter une majorité dans chaque Région. Quant à la coalition 77, elle est du style Tintin, mais pas du tout démocratique.

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