NBA: les Bucks battent les Hornets à Paris dans un match pour l’histoire (vidéos)

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Il y avait dans les tribunes la foule des chanceux sortis vainqueurs de la ruée sur les tickets (plus de 100.000 demandes) et dans les sièges « courtside », au bord du parquet, de nombreuses célébrités, du sport notamment, conviées à cette soirée très « people ».

Kylian Mbappé, Neymar et leurs partenaires du PSG Mauro Icardi, Thiago Silva, Marco Verratti et Marquinhos étaient là, le judoka Teddy Riner et le recordman du monde du décathlon Kévin Mayer aussi.

Parmi les anciens basketteurs se trouvaient le plus grand de tous, Michael Jordan, qui avait fait le voyage en tant que patron des Hornets et aussi de la marque de chaussures de sport à son nom, l’ancien Hornet Muggsy Bogues, le plus petit joueur de l’histoire de la NBA (1,62 m), et l’immense Kareem Abdul-Jabbar, champion avec les Bucks en 1971, qui a reçu une ovation à la hauteur de sa légende.

Marseillaise électrique

Un hommage a été rendu à Tony Parker qui portait encore le maillot de Charlotte l’an passé lors de sa dernière saison en NBA. Le jeune retraité étant en tribune, c’est son ami et ex-coéquipier Nicolas Batum qui a écrasé tout le monde à l’applaudimètre. Son entraîneur James Borrego lui a fait l’honneur de l’aligner dans le cinq de départ, même si le Français traverse une période difficile. Il a fini le match avec 5 points, 6 rebonds et 5 passes.

Après un hymne américain a cappella et une Marseillaise à la guitare électrique façon Jimmy Hendrix, le match a pu commencer (avec une quinzaine de minutes de retard) dans une salle où il n’y avait pas un siège vide, les fans s’étant arrachés les derniers billets pour des sommes particulièrement élevées : rien à moins de 315 euros lors de la dernière session de vente officielle, sans parler du marché noir.

Les spectateurs ont assisté sans surprise à un match plaisant mais ordinaire, car il n’y avait pas plus d’enjeu que dans n’importe quel autre rencontre de saison régulière (les franchises en jouent 82 chacune avant les éventuels play-offs).

Double-double d’Antetokounmpo

L’ambiance aussi était assez sage, comme cela arrive souvent en NBA aux États-Unis, mais les organisateurs avaient déployé toute la panoplie de l’« entertainment », concours d’adresse et quizz récompensés de divers prix, danseurs, basketteurs acrobates et sono omniprésente, pour ne laisser aucun temps mort pendant les interruptions du jeu.

Les fans étaient venus voir le phénomène grec, le « Greek Freak » Giannis Antetokounmpo, et la star des Bucks a fait le job avec un gros double-double : 30 points et 16 rebonds et une grosse accélération dans le dernier quart-temps (13 points). Le meneur Eric Bledsoe a inscrit 20 points. Côté Hornet on a remarqué les jeunes arrière Malik Monk (31 points) et Devonte Graham (19 points).

« C’était le premier match de l’histoire à Paris, en France. C’est un moment historique, je suis très heureux d’y avoir participé », a réagi le Grec au micro de BeIn Sport.

Alors qu’on craignait un cavalier seul de Milwaukee, la meilleure équipe de NBA de la saison (40 victoires désormais, dont 8 à la suite, série en cours, 6 défaites), les Hornets (15 victoires, 31 défaites) ont mené pendant 35 minutes et n’ont cédé que dans le dernier quart-temps.

Les Bucks et les Hornets vont repartir tout de suite aux États-Unis pour rejouer dès mercredi respectivement à Washington et à New York, mais la NBA sera de retour dès l’an prochain à Paris où elle a l’intention de s’installer pour un long bail après neuf ans à Londres. L’accord pour le deuxième NBA Paris Game en janvier 2021, avec deux nouvelles franchises, est déjà signé.

 
 
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