Le roi Albert II admet être le père biologique de Delphine Boël

Le roi Albert II admet être le père biologique de Delphine Boël
Pierre-Yves Thienpont

Le roi Albert II a, via un communiqué de son avocat, annoncé ce lundi qu’il a pris connaissance des résultats ADN et que ceux-ci indiquent qu’il est bien le père biologique de Delphine Boël. Dans ce communiqué, le roi a tenu à souligner qu’il n’a été mêlé à aucune décision familiale, sociale ou éducative relative à Delphine Boël.

« Sa Majesté le Roi Albert II a pris connaissance des résultats du prélèvement ADN auquel il s’est prêté à la demande de la cour d’appel de Bruxelles. Les conclusions scientifiques indiquent qu’il est le père biologique de Madame Delphine Boël », expose Me Alain Berenboom.

« Même s’il existe des arguments et des objections juridiques pour justifier le fait qu’une paternité légale n’est pas nécessairement le reflet d’une paternité biologique et que la procédure adoptée lui paraît contestable, le Roi Albert a décidé de ne pas les soulever et de mettre un terme dans l’honneur et la dignité à cette procédure pénible », poursuit le conseil de l’ancien souverain des Belges.

« Le Roi Albert tient à faire observer que, depuis la naissance de Madame Delphine Boël, il n’a été mêlé à aucune décision familiale, sociale ou éducative quelconque relative à Madame Delphine Boël et qu’il a toujours respecté le lien qui existait entre Madame Delphine Boël et son père légal [qui était Jacques Boël] », précise toutefois l’avocat.

« Plus de quarante ans plus tard, Madame Delphine Boël a décidé de mettre fin à son lien légal et socio-affectif avec son père et de changer de famille. Et cela au travers d’une procédure longue, douloureuse et qui s’est révélée judiciairement contradictoire. Cette procédure n’a pas respecté la vie privée des parties. Respectueux des institutions judiciaires, le Roi Albert s’est abstenu pour sa part d’intervenir dans les débats hors des prétoires. Voilà pourquoi, il a décidé de réagir et d’expliquer sa position dans cette affaire », déclare encore Me Berenboom.

 
 
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