Pompeo appelle l’Irak à «préserver» sa «souveraineté» face aux «attaques» de l’Iran

Pompeo appelle l’Irak à «préserver» sa «souveraineté» face aux «attaques» de l’Iran
Reuters

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a appelé lundi le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi à « préserver la souveraineté de l’Irak » face aux « attaques » de l’Iran, au lendemain d’un tir de roquettes contre l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

Dans son appel téléphonique, le secrétaire d’Etat américain a exprimé « son indignation face aux attaques répétées des groupes armés de l’Iran contre les installations américaines en Irak », selon un communiqué du département d’Etat. « Le gouvernement irakien doit prendre des mesures immédiates pour protéger nos installations diplomatiques comme prévu par le droit international », a renchéri Mike Pompeo sur Twitter.

Selon le département d’Etat, il a néanmoins « salué l’engagement du Premier ministre Abdel Mahdi à renforcer la sécurité pour protéger le personnel américain ». « Ces attaques démontrent un mépris gratuit pour la souveraineté irakienne et une incapacité à maîtriser ces groupes armés dangereux », a-t-il estimé.

Réaffirmer le « soutien durable des Etats-Unis au peuple irakien »

Mike Pompeo a affirmé que les roquettes de dimanche, qui ont touché pour la première fois directement l’ambassade américaine en faisant un blessé, étaient « une tentative pour détourner l’attention irakienne et internationale de la répression brutale, par l’Iran et ses agents, des manifestants pacifiques irakiens ». « Le secrétaire d’Etat Pompeo a encouragé le Premier ministre à préserver la souveraineté de l’Irak, et a réaffirmé le soutien durable des Etats-Unis au peuple irakien », a souligné la diplomatie américaine.

Il s’est également dit prêt à discuter de « l’étendue » de la présence des forces américaines en Irak « sur la durée », alors que le Parlement irakien a voté en faveur de leur retrait total après la frappe américaine du 3 janvier à Bagdad qui a tué le puissant général iranien Qassem Soleimani et son lieutenant irakien.

Washington refuse de discuter d’un tel retrait, mais se dit prêt à évoquer le partenariat bilatéral sous toutes ses facettes.

 
 
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