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Delphine Boël reconnue par Albert II: ainsi soit-elle!

Delphine Boël a gagné son combat. C’est aussi l’histoire d’un roi, du cœur d’une institution qui, par son déni, a manqué à la valeur d’exemple.

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Temps de lecture: 3 min

Delphine Boël est la fille du roi Albert II. La belle affaire ! Il n’y avait plus que le roi pour le nier. Contre l’évidence – son comportement passé envers cette petite fille, sa propre connaissance des liens qui l’unissaient à elle – et contre toute sagesse. Mais surtout contre tout respect pour son enfant. Et c’est là toute la disgrâce de cette histoire.

Aujourd’hui, Albert II déclare dans un communiqué qu’il veut mettre un terme « dans l’honneur et la dignité » à cette « procédure pénible ». Le roi fait un geste qu’il n’était pas forcé de poser. Mais trop tard. C’est il y a 20 ans, 10 ans, 5 ans – que d’occasions manquées – qu’il se serait honoré en reconnaissant cette paternité qui sautait aux yeux.

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13 Commentaires

  • Posté par marsily louise, mardi 27 octobre 2020, 19:31

    Bravo Delphine, tu es un bel exemple de courage et de force - un bel exemple pour toutes les femmes bafouées, un bel exemple pour les enfants sans père. Je pense aussi aux enfants abandonnés qui ne connaîtront pas leur ascendance et en souffriront toute leur vie.

  • Posté par Clodong André, mardi 28 janvier 2020, 18:01

    La Belgique pourrait elle devenir une république où le pouvoir de la monarchie, déjà si faible soit-il aujourd'hui, ne serait pas héréditaire? La question devrait être posée.

  • Posté par Vaes Xavier, mardi 28 janvier 2020, 12:47

    Chère Mme Delvaux, Merci beaucoup pour cet édito rempli d humanité et de bon sens. Que de bons mots, que des mots simples, que des mots justes...

  • Posté par Monsieur Alain, mardi 28 janvier 2020, 10:53

    Merci pour cet hommage au combat d'une femme, d'une enfant. Je ne peux cependant pas omettre de rappeler que c'est cette même famille royale "Albert II et Paola" qui, à l'époque de "Julie et Mélissa", a fait en sorte de mettre en place le "centre européen pour enfants disparus", alias "Child Focus". Comme quoi ....

  • Posté par Rillaerts Stéphane, mardi 28 janvier 2020, 8:54

    ".... Car son combat, en faisant évoluer la jurisprudence, sert tous les enfants privés injustement de reconnaissance légale." Est-il encore permis de dire, dans le flot actuel d'idées vite reçues sur le sujet, que cette obligation de reconnaissance ne concerne aujourd'hui que le père ? Qu'une femme peut toujours accoucher sous X, abandonner son enfant, se prémunir de se voir imposer une reconnaissance légale, une obligation de filiation et des pensions alimentaires ? Que pour une femme, c'est bien sûr "un drame", alors que pour un homme, c'est "une faute" ? Que jusqu'à présent, lorsqu'une grossesse non désirée résulte d'un rapport sexuel quand même fait entre deux personnes a priori consentantes (je suppose que personne n'accuse Albert II de viol), seule la mère a le droit de décider de garder l'enfant ou pas ? Bref, que dans ce genre de situation, la femme est toujours "une victime", et l'homme "un coupable" ? Non, il n'est plus possible de dire cela, oubliez-le, je le retire, je suis un affreux macho, presque un Weinstein....

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