«Les enfants du temps», un pur bijou: nos critiques des sorties cinéma

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Les enfants du temps
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« Les enfants du temps ».

Les enfants du temps (Makoto Shinkai)

Le graphisme de manga japonais déroute un instant et met sur ses gardes mais très vite, on se rend compte que Les enfants du temps est un film singulier, fascinant, personnel et que la poésie n’est jamais très loin de l’hyperréalisme dans lequel l’histoire initiatique et écolo se déploie. Rythmé, flirtant avec le polar, le film se construit parfois brutalement puis navigue entre rêve et réalité avec des fulgurances graphiques sublimes.

L’esprit de famille (Eric Besnard)

Rien de révolutionnaire dans cette petite musique mélancolico-joyeuse sur la manière de gérer le deuil d’un proche et la nécessité d’être dans la vie quand on est en vie. La force de cette comédie sympa mais très consensuelle, qui vient grossir la liste des comédies françaises sans réelle proposition cinématographique, est dans son casting.

Jojo Rabbit (Taika Waititi)

C’est le genre de film auquel on adhère ou qui exaspère. Le pari du cinéaste néo-zélandais était risqué et audacieux : faire une comédie sur la haine et les préjugés à travers un petit nazi. Sous ses dehors loufoques, frôlant parfois trop la caricature mais interprété par des acteurs pleins de sincérité, Jojo Rabbit touche juste et s’avère une bonne petite pierre dans le soulier noir du racisme.

Scandale (Jay Roach)

Une claque ! C’est tendu, énergique, efficace à l’américaine et magistralement incarné par les très sexy et charismatiques Charlize Theron (méconnaissable), Nicole Kidman et Margot Robbie.

Noura rêve (Hinde Boujemaa)

Au-delà du portrait de cette femme, la réalisatrice livre un portrait de la société tunisienne dans son ensemble, ce qui rend le film presque militant. Mais si le sujet est grave, le film manque parfois un peu de profondeur. La faute peut-être à un scénario simple qui manque un peu de corps. Prêchant sans doute par une trop grande volonté de subtilité.

Le voyage du Dr Dolittle (Stephen Gaghan)

Ce conte fantastique plutôt attendu mais tout de même attachant se vit comme une grande aventure un peu magique et gentiment moralisatrice. C’est plein de bons sentiments et souvent plutôt drôle. Bref, un film familial qui se laisse regarder tant par les petits que les grands.

Muidhond (Patrice Toye)

La plus grande audace, c’est d’explorer ce tabou complexe qu’est la pédophilie. L’atmosphère malsaine met le spectateur très mal à l’aise et insuffle une certaine tension au film. C’est peut-être voulu et nécessaire mais cela induit des moments compliqués à regarder pour le spectateur.

L’école du changement (Anne Schiffmann & Chergui Kharroubi)

Anne Schiffmann et Chergui Kharroubi braquent leur caméra vers ce qui pourrait être un nouveau souffle pour l’enseignement. A voir et à méditer. Chacun à son rythme.

Gretel and Hansel (Osgood Perkins)

Le lion (Ludovic Colbeau-Justin)

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