Philipe : « Un danseur de ballet ne gagne pas autant qu'un footballeur professionnel, mais le salaire de base est confortable. »

Même si vous n'avez jamais assisté à un spectacle de ballet, il y a de fortes chances que vous ayez récemment vu quelques pas de danse esquissés dans la publicité télévisée de la Loterie Nationale. C’est à Philipe Lens (26 ans), premier danseur à l’Opera Ballet Vlaanderen, que l’on doit ces entrechats et ces mouvements impressionnants. « Enfant, je pratiquais surtout les arts martiaux et l'athlétisme. »

Philipe : « La douleur est le lot quotidien des danseurs. Logique vu les contorsions auxquelles notre corps est soumis. ». Philipe (26 ans) est danseur : « Enfant, je pratiquais surtout les arts martiaux et l'athlétisme. ». Philipe est danseur : « Rien à voir avec la situation dépeinte dans “Black Swan”. On ne se pousse pas vraiment dans les escaliers pour décrocher un solo. »

« C’est ma sœur qui suivait des cours de danse. Je me suis inscrit à la suite d'un pari avec ma mère. Elle pensait que je n’oserais jamais faire de la danse classique. Il n'a pas fallu insister ! J'avais 12 ans à l'époque. J'ai suivi les cours de la Koninklijke Balletschool d’Anvers pendant cinq ans avant d'être engagé dans la compagnie de l’Opera Ballet Vlaanderen, d'abord comme stagiaire, puis comme premier danseur. Dans l'univers du ballet, le poste le plus élevé est celui de danseur étoile. »

« Je me suis inscrit à la suite d'un pari avec ma mère. Elle pensait que je n’oserais jamais faire de la danse classique. Il n'a pas fallu insister »

La (dure) vie de danseur

« Il n'y a pas que la danse classique, il y a aussi la danse contemporaine. Ce n’est pas facile de s'imprégner de ces chorégraphies et de maîtriser tous les pas. Nous répétons six jours sur sept. Pour vous donner un ordre d’idée : pour répéter un ballet entier, il vous faut un mois, même si on n’a qu'un solo de 20 à 30 minutes. La douleur est aussi le lot quotidien des danseurs. C'est normal quand on voit les contorsions auxquelles notre corps est soumis. J'ai la chance de toujours récupérer vite après une blessure et de retrouver ma forme rapidement. »

Sur le fil du rasoir

« J'espère que, comme Wim Vanlessen, je pourrai continuer à danser après la quarantaine, parce que la danse, c'est un truc génial. On est en permanence sur le fil du rasoir : on joue en direct et tout peut arriver. En prime, on parcourt dans le monde entier. Je suis notamment allé à Londres, New York, Venise et Paris. Bon, je ne roule pas sur l’or comme un joueur de football professionnel, mais j'ai un bon salaire de base. »

« Ne croyez pas trop ce qu’on raconte dans des films comme “Black Swan”. On ne se pousse pas vraiment dans les escaliers pour décrocher un solo. »

Frites et carbonnades

« La danse classique n'est pas un loisir, c'est un sport de haut niveau. Comme tout sport, la danse est une discipline où règne la compétition. Les hommes ont un peu plus de facilités que les femmes, car les danseuses sont plus nombreuses. Mais cette compétition peut aussi être motivante. Sinon, ne croyez pas trop ce qu’on raconte dans des films comme 'Black Swan'. On ne se pousse pas vraiment dans les escaliers pour décrocher un solo. Au contraire, nous nous entraidons autant que possible. En dehors de ces répétitions (presque) quotidiennes et des représentations, je fréquente assidûment la salle de sport. Je dois prendre soin de mon corps. Je suis du genre à faire du yoyo : pendant les vacances d'été, je prends toujours quelques kilos, car j'avoue que je ne dis pas non à un bon plat de carbonnades-frites et à une petite bière. Mais dès que je reprends l'entraînement intensif, ces kilos superflus fondent comme neige au soleil. Un danseur sait que sa carrière sera courte, mais je ne m’inquiète pas trop pour l'avenir. Ma compagne et moi avons acheté à Anvers une maison que nous sommes en train de rénover. »

Philipe Lens danse dans la publicité télévisée de la Loterie Nationale.


La Loterie Nationale soutient des initiatives culturelles, dont l'Opera Ballet Vlaanderen, où Philipe danse comme un Dieu. En achetant un billet à gratter ou un ticket de jeu, vous aidez les bonnes causes et les associations que la Loterie Nationale soutient chaque année. Vous aidez des gens à repousser leurs limites, à surmonter les revers de la vie ou à réaliser leurs rêves. Loterie Nationale. Bien plus que jouer.

La Une Le fil info Partager
Aussi par Loterie Nationale