Détenu de la prison de Saint-Gilles libéré par erreur: l’homme a été arrêté et réincarcéré

Détenu de la prison de Saint-Gilles libéré par erreur: l’homme a été arrêté et réincarcéré
Bruno D’Alimonte

Le détenu de la prison de Saint-Gilles qui avait été libéré le 24 décembre dernier par erreur, vient d’être arrêté et réincarcéré, a pu affirmer à Belga mercredi vers 15h30 la porte-parole du parquet général de Bruxelles. A l’origine de cette libération, une erreur a été commise au sein de l’établissement pénitentiaire qui aurait mal compris un arrêt de la cour d’appel de Bruxelles. Selon le parquet général, cet arrêt déclarait que l’appel interjeté par le détenu contre un jugement le condamnant pour vol était recevable, mais cela n’impliquait pas qu’il soit libéré. Mercredi après-midi, Kathleen Van De Vijver, porte-parole de l’administration pénitentiaire, a indiqué qu’il y a bien eu une « erreur d’interprétation » concernant ce sur quoi l’appel portait.

L’individu en question avait été condamné par défaut en première instance, en 2019, à 40 mois de prison pour des vols à la tire, selon la Dernière Heure. Compte tenu de l’absence de l’intéressé, le tribunal avait prononcé une peine ferme et l’arrestation immédiate de celui-ci. Lorsqu’il a été localisé, il a donc été privé de liberté et transféré à la prison de Saint-Gilles.

Localisé et placé sous mandat d’arrêt

Le condamné a ensuite fait opposition à ce jugement mais celle-ci a été déclarée irrecevable. Un prévenu qui est condamné par défaut a toujours la possibilité de faire opposition, mais il doit pouvoir justifier son absence (accident, convocation envoyée à la mauvaise adresse…).

L’homme a alors interjeté appel du jugement et, le 24 décembre dernier, la cour a statué dans un premier temps sur la recevabilité de cet appel et l’a accepté. Cela implique un nouveau procès mais pas nécessairement de libération dans l’attente de celui-ci.

Selon la Dernière Heure, les débats au fond devant la cour d’appel étaient prévus lundi mais le prévenu ne s’est pas présenté. Le dossier a été reporté d’une quinzaine de jours de manière à citer à nouveau le prévenu. Celui-ci vient donc d’être localisé à nouveau et placé sous mandat d’arrêt.

 
 
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