Sylvia : « La première fois que j'ai joué sur mon violon, j'ai été subjuguée par la chaleur de son son. »

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Sylvia joue du violon depuis ses trois ans : « C'est comme le sport. Pour devenir bon et le rester, il faut s'entraîner sans relâche. » Sylvia joue du violon depuis ses trois ans : « Je déteste le terme d’enfant prodige. Mes accomplissements sont le fruit d'un travail acharné. »

« J'étais destinée à jouer du violon. C’était écrit dans les étoiles. Mon père, dont je porte le nom chinois, joue du violon et ma mère du violoncelle. Ma sœur joue elle aussi du violoncelle. J'ai commencé à jouer du violon à l'âge de trois ans. Depuis, il ne s’est pas écoulé un jour sans que j’en joue. À dix-huit ans, je suis entrée à l'orchestre national de Belgique en tant que second violon. Après deux ans, j'ai passé une audition à l'orchestre du Koninklijk Concertgebouw d’Amsterdam, où je suis premier violon depuis cinq ans. Et non, je ne suis pas un enfant prodige. Je déteste ce mot. Comme si j'avais reçu la science infuse. Mes accomplissements sont le fruit d'un travail acharné. Le violoniste est comme un sportif qui ne progresse qu'en s'entraînant. »

« Le nom de notre quatuor à cordes GoYa signifie que si on croit vraiment quelque chose, on peut y arriver. »

Yoga et GoYa

« Comme un athlète, je dois prendre soin de mon corps. Si je ne suis pas en bonne santé, je ne peux pas jouer correctement. Je fais beaucoup de yoga : cela m'aide à garder un équilibre mental et à me détendre le dos et les bras, qui sont fort sollicités chez un violoniste. Pour continuer à progresser, je recherche délibérément les nouvelles expériences. L'an dernier, j'ai participé au Concours Reine Élisabeth : j'étais très curieuse d'apprendre un nouveau répertoire. J'ai aussi fondé un quatuor à cordes avec trois autres musiciennes de l’orchestre du Concertgebouw, GoYa Quartet Amsterdam. GoYa est un mot urdu, la langue officielle du Pakistan, qui signifie que si on croit vraiment en ses rêves, on peut y arriver. La musique de chambre est ma passion. Par rapport à un grand orchestre, le chambriste a plus l’occasion d’exprimer sa personnalité. Nous jouons notamment du Brahms et du Schumann, mais en fait je n'ai pas de compositeur ou de musique de prédilection. Il m'arrive parfois d’écouter le même compositeur en boucle. Pour le moment, je suis dans ma période Schubert. »

« La plupart des musiciens, moi y compris, jouent sur des instruments en prêt, parce qu'ils sont souvent trop onéreux. »

Violon en prêt

« Quand on fait partie d'un orchestre, on profite de nombreux avantages. On est régulièrement en tournée, ce qui favorise l'esprit d'équipe. C'est très intéressant de découvrir d'autres cultures et de jouer dans d'autres salles de concert, même si Amsterdam reste ma préférée. J'adore aussi le Berliner Philharmoniker et la Philharmonie de Paris. Autre avantage : le violon sur lequel je joue est un instrument qui m'a été prêté par l'orchestre du Concertgebouw. C'est un violon de 1750. Pour faire l'analogie avec la peinture, il a la même valeur qu’un tableau de Van Gogh : inestimable ! J'espère que je continuerai à progresser, à perfectionner ma technique et ma musicalité et à découvrir encore plus d'émotions dans la musique. Et que je resterai en bonne santé jusqu'à un âge avancé pour pouvoir continuer à jouer. »

Sylvia joue du violon dans la publicité télévisée de la Loterie Nationale.

 

 

 

La Loterie Nationale soutient diverses initiatives culturelles, telles que l'Orchestre national de Belgique, où Sylvia a débuté sa carrière, et le Concours Reine Élisabeth, où Sylvia a remporté le Prix du public l'année dernière. En achetant un billet à gratter ou un ticket de jeu, vous aidez les bonnes causes et les associations que la Loterie Nationale soutient chaque année. Vous aidez des gens à repousser leurs limites, à surmonter les revers de la vie ou à réaliser leurs rêves. Loterie Nationale. Bien plus que jouer.