Veronique : « J'étais furax. J'avais tout fait pour éviter d'avoir un cancer du sein, mais le destin en avait décidé autrement. »

Veronique : « J'étais furax. J'avais tout fait pour éviter d'avoir un cancer du sein, mais le destin en avait décidé autrement. »

Veronique (47 ans) est en rémission du cancer : « Mes seins étaient des bombes à retardement. J'ai dû subir une double mastectomie. ». Veronique : « J'ai 47 ans mais je suis déjà une vieille femme. J'ai les cheveux tout gris et je suis ménopausée. »

« Un jour, j'ai senti une boule dans mon sein. J'avais 36 ans. J'ai toujours pratiqué consciencieusement l’autopalpation. Je passais une mammographie et une échographie chaque année, parce qu’il y a des cas de cancer du sein dans ma famille. Après avoir senti cette grosseur, je suis allée consulter le médecin qui m'a rassurée : « Je suis sûr que ce n'est rien, mais nous allons quand même contrôler ça. » J'ai repassé une mammographie et une échographie à l'hôpital, suivies d'une biopsie. Le 27 avril, le jour de mon 37e anniversaire, le médecin me téléphonait pour m'annoncer la mauvaise nouvelle. Ensuite, tout s'est enchaîné : un rendez-vous à Leuven avec le professeur et peu après, la mastectomie. »

« J'étais furax. J'avais pris toutes les mesures préventives et malgré tous ces efforts, j’avais le cancer. »

Paralysie du bras droit

« J'étais furax. J'avais pris toutes les mesures préventives et malgré tous ces efforts, j’avais le cancer. Un an plus tard, on m'a enlevé l’autre sein. Il le fallait, car le professeur de génétique a confirmé que mon cancer était d'origine génétique. Les traitements lourds m'ont rendu malade comme un chien. J'ai perdu mes cheveux à trois reprises, mais ce n'était pas le pire : j'ai commencé à avoir des névralgies dans le bras droit. Tout mon bras était paralysé et la douleur irradiait dans tout le côté droit de mon corps, comme des coups de couteau. L'hôpital n'a pas été en mesure de soulager ces douleurs, même avec la morphine. On se bat déjà contre le cancer et il faut encore que ces douleurs infernales viennent d'ajouter ! En fin de compte, on a trouvé un médicament qui me convenait. Il faut me l’administrer par perfusion toutes les six semaines, pour le restant de ma vie. Je suis terrifiée à l'idée que ce médicament devienne un jour inefficace et que ces douleurs reviennent. »

37 ans et ménopausée

« Je suis théoriquement en rémission, mais à chaque petite douleur et altération physique, je me dis « Ce n’est pas possible, ça recommence ? » J'ai également subi une hystérectomie et une ovariectomie. C'est peut-être bizarre à dire, mais à 47 ans, je suis une vieille femme. Ma ménopause a commencé à 37 ans, j'ai les cheveux tout gris, j'ai des problèmes de mémorisation et je dois tout noter. Ma peau est celle d'une vieille femme. Mais je suis toujours là et je compte bien y rester ! Ma mère, mes frères, mes sœurs et mes meilleurs amis savent de quoi il retourne et sont vraiment à mon écoute. Les autres n'y pensent plus vraiment. Mon travail est aussi très important pour moi, pour les contacts sociaux et mon estime de soi, mais aussi pour gagner ma croûte. Je travaille à temps plein comme infirmière, mais comme il m’est physiquement impossible de soulever des charges, je travaille désormais en maison de repos, où je mets sur pied un centre de jour. C’est vraiment est mon truc. »

« J'ai 47 ans mais je suis déjà une vieille femme. J'ai les cheveux tout gris et je suis ménopausée. J’ai été au plus bas. »

Un phénix sur la poitrine

« J'ai changé. J'en suis venue à aimer davantage la vie. Je n’ai plus la moindre tolérance pour les râleurs et les geignards. J'ai été au plus bas, parce que je ne m'aimais plus. Pink Ribbon et mon tatouage m’ont aidée à remonter la pente. J'étais très fière que Pink Ribbon me demande d'être leur ambassadrice et je prends mon rôle très au sérieux. Je rappelle l’importance d'un dépistage précoce et de l'autopalpation à toutes les femmes.
J'ai le corps bosselé et lardé de cicatrices. J'en avais terriblement honte. Je ne voulais pas de reconstruction mammaire. J'avais déjà subi assez d'opérations. J'ai tapé « alternative à la reconstruction mammaire » dans Google et c'est comme ça que m’est venue l'idée du tatouage. Tout à fait par hasard, après de longues recherches, j'ai abouti chez Joël, un tatoueur de mon quartier. Je voulais deux phénix, du texte, des fleurs et deux papillons. Joël a dessiné un superbe motif. Il a fallu un an pour le terminer et c'était très douloureux, mais je me sentais un peu plus forte après chaque séance. Je me sens à nouveau belle et je ne ressens plus la moindre gêne. Quand on m’interroge sur mon tatouage, je me contente de soulever mon chemisier. »

« Si quelqu’un veut voir mon tatouage, je me contente de soulever mon chemisier. Je ne ressens plus la moindre gêne. »

Veronique Bex apparaît dans le spot TV de la Loterie Nationale.


 

Pink Ribbon a changé la vie de Véronique, en partie grâce à l’aide de la Loterie Nationale. En achetant un billet à gratter ou un ticket de jeu, vous aidez les bonnes causes et les associations que la Loterie Nationale soutient chaque année. Vous aidez des gens à repousser leurs limites, à surmonter les revers de la vie ou à réaliser leurs rêves. Loterie Nationale. Bien plus que jouer.