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Liberté de la presse: Donald Trump, Theodore Roosevelt et les «racleurs de boue»

Après les attaques (récurrentes) de Donald Trump et celles du secrétaire d’Etat Mike Pompeo contre la presse américaine, réflexion sur l’impératif du « journalisme de vigilance et de contre-pouvoir » tel que l’avait encouragé le 26e président US Théorore Roosevelt durant son mandat au début du 20e siècle.

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Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

Si les anges gouvernaient les hommes, s’exclama fameusement le président américain James Madison (1809-1817), on n’aurait pas besoin de contrôler les gouvernants. » Mais comme les anges ne gouvernent pas les hommes, les Pères fondateurs de la République américaine, dans leur grande sagesse, décidèrent de séparer les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire pour qu’ils se contrôlent les uns les autres et, par prudence, ils ajoutèrent un Quatrième Pouvoir, celui de la presse. Parce que, selon la formule du Président Thomas Jefferson (1801-1809), « la seule sécurité pour tous dépend d’une presse libre ».

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10 Commentaires

  • Posté par De Ronde Michel, samedi 1 février 2020, 14:10

    Je suis d’accord avec Philippe Arnould lorsqu’il dit que la presse n’est pas le pilier de la démocratie. La liberté et l’indépendance de la presse sans cesse brandies ne sont qu’artifice dérisoire pour se prémunir contre toute tentative de mise en doute de la « vérité » promue. Ces artifices, comme d’autres, ont fait long feu. Pour aller plus loin, je dirais que la presse n’est pas un pouvoir en soi, qu’elle se réduit à un pouvoir instrumentalisé par l’establishment ou le système, qu’il soit politique ou financier, et que son « influence » s’érode. On est bien loin d’un « pouvoir » démocratique. Le déficit grandissant de la confiance dans la presse traditionnelle suscite d’importantes pertes d’audience et la met en difficulté financière. C’est le cas notamment pour Fox News, favorable aux « Conservateurs », ainsi que pour CNN, le Washington Post et le New York Times qui ont les faveurs de l’Etat profond et des « Démocrates ». Cette défiance incite les gens à se détourner de la presse traditionnelle ou presse système comme source unique d’information, pour se tourner vers une presse qui se présente comme alternative, hors-système ou antisystème, tant décriée par le système qui y voit un média échappant à son contrôle et constituant une menace contre sa « vérité ». Cette crainte de la perte du monopole de la « vérité » est encore plus manifeste concernant les réseaux sociaux, diabolisés par un système qui met progressivement en place toute une série de mesures visant à les censurer.

  • Posté par LAMBERT André, vendredi 31 janvier 2020, 9:58

    Si Trump et ses aficionados ne sont pas stoppés rapidement, les USA vont se retrouver bientôt au même niveau de "libertés ???" que la Corée du Nord !!!

  • Posté par De Ronde Michel, samedi 1 février 2020, 12:41

    ... et la pluie mouille.

  • Posté par J Mantrach, vendredi 31 janvier 2020, 9:19

    Le niveau démocratique d'un pays se mesure par le niveau d'indépendance de sa presse vis-à-vis de tout pouvoir politique en place

  • Posté par Arnould Philippe, vendredi 31 janvier 2020, 7:27

    Liberté de la presse ≠ presse. Jefferson insistait sur la nécessité de la presse libre, mais les critiques qu'il fit envers la presse fait que vous l'auriez rangé parmi Trump. Liberté de la presse ≠ sacralisation et incriticabilité de la presse. Elle n'est pas non plus subsides pour la presse (qui rendent celle-ci dépendant du bon vouloir du prince qui les donne) Trump critique vertement des journalistes et des médias ouvertement opposés, mais il ne viole pas la liberté de celle-ci (contrairement à un Macron). Et ceux-ci le lui rendent. La liberté de la presse est essentielle pour la démocratie, mais la presse n'est pas le pilier de la démocratie. Ne pas confondre le processus et des acteurs du processus. Ou alors, il faudrait considérer que la pravda, der sturmer ou il popolo d'italia furent des piliers de la démocratie… Bref, certains me semblent être pris au piège de leurs propres narrations, c'est pour ça que Trump a gagné et qu'il risque de gagner encore.

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