Federer, pas en mesure de lutter contre Djokovic à l’Open d’Australie: «C’est le maximum que je pouvais faire»

Reuters
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Roger Federer s’est avéré bien incapable physiquement de tenir le choc contre Novak Djokovic jeudi en demi-finales de l’Open d’Australie. Le Serbe, en quête d’un 17e trophée du Grand Chelem qui le rapprocherait du record de Federer (20) et du total de Rafael Nadal (19), affrontera en finale Dominic Thiem (5e) ou Alexander Zverev (7e) qui doivent encore se départager vendredi.

Djokovic (N.2 mondial) n’est pas Tennys Sandgren : si l’Américain, 100e mondial, n’avait su conclure aucune de ses 7 balles de match en quarts face à un Federer diminué, le Serbe, lui, a été sans pitié. Sans peur et sans reproche aussi. Une balle de match a suffi au N.2 mondial qui a dominé le duel sans jamais se laisser impressionner par les temps forts du Suisse, et en ne commettant que 18 fautes directes contre 35 pour Federer (score final : 7-6 (7/1), 6-4, 6-3).

« Un grand respect à lui qui est venu jouer alors qu’il ressent des douleurs et qu’il était très loin de son niveau à cause de son impossibilité à se déplacer normalement », a commencé par dire Djokovic au sujet de Federer qui souffre des adducteurs depuis son quart de finale mardi.

Breaks et débreaks

Tout a pourtant semblé possible en début de partie, tant le Suisse a entamé le match sur les chapeaux de roues en prenant notamment deux fois le service de Djokovic dans la première manche. Mais le Serbe ne s’est pas laissé impressionner et est parvenu non seulement à sauver d’autres balles de break, mais à recoller au score jusqu’à ce jeu décisif à sens unique en sa faveur.

« Les choses auraient pu tourner tout autrement s’il avait gagné ces balles de break », a analysé Djokovic, en reconnaissant avoir eu « du mal à entrer dans la partie ».

« Avec Roger, tu sais que le niveau sera très élevé. Il met constamment la pression, notamment en montant au filet, et moi je n’ai pas autant de talent inné que lui alors il fallait que j’essaie de prolonger les échanges », a-t-il expliqué.

Effectivement, Federer a tenté de raccourcir les échanges, mais ses adducteurs ne lui ont jamais permis de réellement inquiéter Djokovic qui s’est finalement imposé en seulement 2h18, dont quasiment la moitié (1h02) pour la seule première manche.

« J’y ai cru »

« J’y ai cru jusqu’à un certain degré. En rentrant sur le terrain, je savais que ce serait mégadifficile. À 5-1 (en fait 4-1, ndlr), je pensais que c’était un peu moins difficile et après, à 7-6 un peu plus difficile de nouveau… mais j’ai quand même cru à un renversement », a commenté le Suisse de 38 ans.

Son adversaire l’a bien senti sur le court : « gagner le premier set a certainement fait basculer le match », a estimé Djokovic. À l’issue de cette première manche, Federer a d’ailleurs demandé un temps mort médical pour se faire traiter hors du court.

« Aujourd’hui, c’est le maximum de ce que je pouvais faire », compte tenu de ces douleurs, a-t-il assuré.

En particulier, le Bâlois a souligné les difficultés qu’il avait eues à défendre. « En sachant que je vais de toute façon perdre le point en défense, pourquoi se casser encore plus ? », a-t-il expliqué. On l’a effectivement vu couper des courses ou éviter certains mouvements.

Désormais, Djokovic mène 27 victoires à 23 dans ses confrontations avec le Suisse qui restait sur une victoire en indoor aux Masters de Londres.

Et le Serbe jouera, à 32 ans, sa 27e finale de Grand Chelem, rattrapant ainsi Rafael Nadal. Seul Federer (31) a fait mieux.

 
 
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