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Faut-il avoir peur des élections? Oh oui. Sauf si…

Le risque serait énorme de précipiter les électeurs vers un vote-rejet pour les extrêmes et, en Flandre, vers une majorité séparatiste.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

Faut-il avoir peur des élections ? Oh oui, si le retour aux urnes était la seule option pour sortir de la crise. Le risque serait énorme de précipiter les électeurs vers un vote-rejet pour les extrêmes et, en Flandre, vers une majorité séparatiste. En route pour le Vlexit – Vlaanderen exit ? Il y a de nombreux parallèles entre ce qui a mené les Britanniques à « brexiter » et la situation belge actuelle. Jugez plutôt.

Ingrédient nº1 : la colère des peuples. L’écrivain Ian McEwan explique : « Notre gouvernement a imposé une intense austérité, les gens sont devenus très mécontents de la santé, de l’éducation, de la police. » Quid en Belgique ? Le ras-le-bol croît dans une population déçue par une classe politique qui ne résout plus ses problèmes. Et pourrait voir dans l’incapacité à former un gouvernement une preuve ultime du non-fonctionnement du pays.

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16 Commentaires

  • Posté par Esquenet Alexandre, lundi 3 février 2020, 21:47

    Tant que la nva sera climatosceptique ça n'ira pas.

  • Posté par Moreau Michel, lundi 3 février 2020, 18:37

    Mme Delvaux, parallèle intéressant et courageuse vision "out of the box" : merci pour les deux ! A mon sens toutefois, votre point 3, "oser un populisme positif", va dans le bon sens mais manque un peu de "piqué" (comme auraient dit Ed. Weston et ses amis du Group f.64). Dans le bon sens parce qu'il faudra manifestement beaucoup d'intelligence, de courage et d'énergies pour oser cette gigantesque mutation en si peu de temps... mais par contre l'"idéal unitaire" d'un GLB (qui n'a, à aucun moment, apporté quoi que ce soit qui ne sorte du "in the box" le plus prévisible) me semble flouter inutilement la perspective. N'est-ce pas précisément cet idéal béat, exploité jusqu'à la moelle par des magiciens du pouvoir et désormais dépourvu de tout contenu partageable, qui nous a enfoncés dans l'impasse ? Pourtant, clairement, proposer une nouvelle alliance est la seule option pour dépasser un divorce réflexe (aujourd'hui ou dans quelques années, quelle différence ?). Clairement aussi, ce n'est pas une utopie lointaine, parce que cela fonctionne tous les jours entre des personnes, entre des PME, entre scientifiques, entre artistes... parce qu'échanger est le plaisir spécifique des humains. Clairement enfin, briser ces liens qui fécondent nos richesses respectives ne sera qu'un pas de plus dans notre époque du jetable individualiste, mais un crève-coeur pour beaucoup... Ceci dit, ce que nous devons créer, c'est un projet commun qui vise un vrai, un grand enjeu (et on n'en manque pas !), qui nous mobilise tous globalement, bien au-delà de nos différences, et qui nous réunira sans même qu'on s'en rende compte. Ce n'est pas par idéal unitaire que nos artistes, nos scientifique, nos entreprises... coopèrent : c'est parce que ça marche mieux que chacun dans son coin et que c'est plus fun ! Certes, il y a un lourd passif à curer, des tas de ponts à reconstruire, des fautes lourdes à reconnaître... et cela prend du temps... Certes, on ne nous a pas habitués à voir si loin... Certes, la liste des objections est longue... Mais les formules existent, et aussi des premiers de cordée prêts à lancer l'ascension... Et, tout compte fait, que risque-t-on vraiment à essayer ?

  • Posté par Lefèvre Jean-Luc, lundi 3 février 2020, 17:37

    L'analyse peut être rationnelle, elle peut aussi être pleine de bon sens. Il n'empêche: le destin d'un peuple est d'abord l'affaire des émotions. La raison n'a plus sa place pour la plupart des citoyens dans l'isoloir. On peut le regretter. On peut frémir des conséquences...Mieux vaut d'ores et déjà anticiper le pire, ce qui serait être rationnel quand on prétend gouverner, mais le fait-on dans les hautes sphères d'un état qui ne sait plus où il va?

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 3 février 2020, 15:42

    On a du mal à voir comment les voeux pieux de Béatrice Delvaux puissent jamais se réaliser en "Osant un autre projet de destin". J'abonde volontier dans ce sens, mais tout semble indiquer que la direction que l'on prend actuellement est plutot celle qui mène droit dans le mûr. Se trouvera-t-il quelqu'un, ou de préférence quelqu'une, pour s'ériger en arbitre impartial(e)? David Van Reybrouck parlait hier d'un facilitateur. Pourquoi pas, mais bon dieu qu'on le fasse. Vitement.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 3 février 2020, 13:25

    Alain Chalet, Mme Delvaux a pourtant tout à fait raison. Ce qui se passe en Flandre est très comparable au Brexit. Il n'y a plus qu'un discours ou presque visant à critiquer la Wallonie comme cause de tous les maux, comme l'UE était cause de tous les maux britanniques. Cela a commencé il y a longtemps déjà (certains comme Herman de Croo qui sont pourtant considérés comme de "bons" belges alors que déjà dans les années 90, il faisait partie de ceux qui se lâchaient gaiement sur les Wallons pour expliquer les limites du pouvoir). Et donc soit, des deux côtés de la frontière linguistique, on parvient à défendre une nouvelle utopie fédérale. Je n'y crois pas trop mais après tout le discours ces derniers mois du VLD par exemple (la volonté de refédéraliser certaines compétences sur base de l'efficacité) laisse une fenêtre. Soit nous allons vivre, tôt ou tard, le référendum de 2016, mais sous forme d'élections anticipées qui nous pendent au nez désormais à quelques semaines. Mais évidemment quand on fait partie de la droite cassoulet qui se vautre dans le discours caricatural de la NVA, on ne peut plus être que soit même un agent de la NVA et de la destruction du pays. La NVA n'a pas à son article premier de ses statuts une Belgique libérale et efficace économiquement mais bien la création d'une République flamande. Avis aux distraits dont à l'évidence, vous faites partie.

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