L’OCDE préconise une hausse de la TVA

L’OCDE préconise une hausse de la TVA
Belga

La Belgique est une bonne élève en matières économique et de « bien-être », mais doit poursuivre les réformes structurelles et s’atteler aux défis qui se présentent comme le vieillissement de la population, une dette publique élevée par rapport à la moyenne des États de la zone euro et une fiscalité qui reste encore trop orientée sur les revenus du travail : tel est, dans les grandes lignes, le constat de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dans son « étude économique » 2019 de la Belgique, présentée lundi à Bruxelles. Parmi ses recommandations, l’OCDE voit aussi des espaces où la taxation pourrait être augmentée, de quoi consolider les finances publiques. Les taux de TVA réduits et les émissions de gaz à effet de serre sont notamment dans le viseur.

Plusieurs taux réduits et exceptions de TVA ont pour effet d’éroder l’assiette de cette taxe en Belgique, constate l’OCDE. Or, il est plus favorable à la croissance et à l’emploi d’éloigner la fiscalité du travail et des revenus, ce qui nécessite forcément d’équilibrer les recettes en allant puiser ailleurs.

L’État devrait aller chercher du côté de la TVA en alignant les taux réduits sur les taux standards, recommande l’OCDE, mais aussi du côté des taxes environnementales en instituant une taxe carbone pour les secteurs qui ne sont pas soumis au système communautaire européen d’échange de quotas d’émission. En Belgique, des taux réduits de 6 ou 12 % de TVA valent pour de nombreux biens alimentaires, l’eau courante, les magazines et livres, les animaux, les objets d’art, les produits culturels et les hôtels, entre autres.

 
 
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