«#JeSuisLà», avec Alain Chabat, séduit: nos critiques des sorties cinéma

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#Je suis là
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« #Je suis là ».

#JeSuisLà (Eric Lartigau)

Six ans après le succès de La famille Bélier, Eric Lartigau la joue finement entre rire et émotion, poussant Alain Chabat dans une zone d’inconfort qui lui va bien et qui le met en empathie avec tous les personnages et, par ricochet, avec les spectateurs. Ce feel good movie séduit aussi car il emmène sur la voie du nunchi, le secret coréen du bonheur.

Ducobu 3 (Elie Semoun)

L’humour est très « comédie familiale », parfois dans les références contemporaines (Instagram, « The Voice »), parfois dans la caricature. Il y a fort à parier que c’est aux clins d’œil à Tonton Hitch et Kubrick, ou avec cette « acidité » issue directement de l’univers d’Elie Semoun (de plus en plus présent), que souriront les « grandes personnes » se retrouvant à l’une ou l’autre projection.

Adam (Maryam Touzani)

Entre fragilités, fêlures et résistance, Maryam Touzani réussit un premier film sensoriel, sensuel, féministe mais non moralisateur sur la société patriarcale, ses traditions, le poids du jugement, ses hypocrisies. Visuellement très travaillé en clair-obscur à la Vermeer et magnifiquement incarné par deux actrices à fleur de peau. Un nom à suivre.

Birds of prey (Cathy Yan)

Féministe, ce film ? Un chouïa. Ici, ce sont les filles qui ont du caractère, mènent la danse, font le coup de poing (mais pas que), débarrassent Gotham d’un super-criminel. Et des scènes de baston, il y en a un paquet. Joliment filmées certes, mais ça ne fait pas encore une histoire palpitante pour autant.

Les traducteurs (Regis Roinsard)

On est happé par l’atmosphère du film, son suspense sous haute tension et la réflexion sur la littérature et son commerce. C’est efficace. Mais quand Regis Roinsard sort du huis clos pour pister le mystère à coup de flash-back, il dilue l’ambition de l’enjeu dans des invraisemblances. Dommage, car le divertissement était là.

Une vie cachée (Terrence Malick)

Dans un monde de plus en plus étriqué moralement, Terrence Malick filme grand un homme sans nom et rend hommage à l’humain libre et intègre. Cinéaste peintre-poète, prédicateur philosophe, il se réfère à l’histoire pour dire ses craintes et s’interroge.

Official secrets (Gavin Hood)

Ce film met en lumière l’absurdité de la guerre, mais aussi la manipulation dont sont capables certains politiques. Une réalité effarante où Keira Knightley incarne avec brio et nuance une femme à la conviction inébranlable. Si les derniers moments ajoutent une couche de pathos pas forcément nécessaire, le reste la transcende grâce à ses interprètes et à son message fort.

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