Nethys: seules 3 communes se sont pour l’instant portées parties civiles

Nethys: seules 3 communes se sont pour l’instant portées parties civiles
Belga

Seules les communes de Bassenge, Saint-Nicolas et Visé se sont, à ce jour, portées parties civiles aux côtés de la Région dans le dossier Nethys, a indiqué le ministre wallon des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne (PS), à nouveau interrogé sur le sujet, mardi après-midi, en commission du Parlement de Wallonie.

« Il ressort des informations en ma possession que seules les communes de Bassenge, Saint-Nicolas et Visé se sont constitué parties civiles aux côtés de la Région pour demander réparation dans le cadre des procédures pénale et civile actuellement dirigées contre Enodia et Nethys », a-t-il déclaré. « D’autres ont sans doute l’intention de le faire mais ça demande du temps car il faut notamment un rendez-vous avec le juge d’instruction. Pour la Région, ça a pris plusieurs semaines », a-t-il ajouté en estimant par ailleurs qu’il « ne faut pas multiplier les procédures au risque de les rendre encore plus complexes ».

Outre le volet judiciaire, le ministre est également revenu sur les opérations de vente des filiales de Nethys, et notamment sur la cession des Editions de L’Avenir, l’intercommunale ayant annoncé, vendredi dernier, le début de la procédure de vente de son pôle presse qui comprend les Editions de l’Avenir, L’Avenir Hebdo et L’Avenir Advertising. Si le prix de vente constitue un élément essentiel de cette opération, elle sera également conditionnée à d’autres critères « visant à offrir à ces sociétés des projets qui garantiront au mieux leur futur, les valeurs auxquelles ces titres sont associés et les principes aussi essentiels que la liberté et le pluralisme de la presse », a assuré Nethys.

« Aboutir au plus tard en juin »

Un engagement à maintenir la ligne éditoriale des journaux salué par Pierre-Yves Dermagne selon qui « la volonté reste d’aboutir au plus tard en juin ». Quant à un éventuel soutien de la Région à la coopérative ‘Notre Avenir’, « je n’ai pas d’informations supplémentaires à ce sujet », a encore affirmé le ministre en rappelant qu’à titre personnel, il a plaidé pour « un temps de pause » après les cessions de Voo et des Editions de l’Avenir ainsi que pour une collaboration avec les outils publics, tels que Noshaq ou la Socofe.

Enfin, le rôle du consultant McKinsey est lui aussi revenu sur le tapis. « Tous les actes adoptés par Nethys avant le décret gouvernance, y compris ceux se rapportant aux consultations sollicitées auprès du bureau McKinsey, échappent à ma compétence et ne peuvent faire l’objet des mesures de tutelle prévue par ce décret », a rappelé le ministre. « Les sommes versées après le 24 mai 2018 ainsi que les relations contractuelles entre l’ancien comité de direction de Nethys et ce consultant, elles, sont toujours à l’analyse », a-t-il poursuivi.

Pour Pierre-Yves Dermagne, en tout cas, ce pan du dossier ne peut que pousser « à réfléchir au rôle des consultants et à la place parfois trop importante attribuée à ces intermédiaires coûteux ».

 
 
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