Les salaires pratiquement gelés en Belgique durant la dernière décennie

Les salaires pratiquement gelés en Belgique durant la dernière décennie
Natee Meepian

Les salaires ont été pratiquement gelés en Belgique durant la dernière décennie, selon la Confédération européenne des syndicats (CES), qui s’appuie mardi sur des chiffres de l’Institut syndical européen (ETUI). La hausse n’y a été que de 1,5 %, comme aux Pays-Bas. Dans six pays de l’Union européenne, le paquet salarial moyen des travailleurs est même inférieur à ce qu’il était il y a 10 ans.

La « rémunération réelle par salarié », qui tient compte des charges sociales, des avantages liés à la rémunération et de la correction pour l’inflation, a diminué entre 2010 et 2019 en Italie (-2 %), en Espagne (-4 %), au Portugal (-4 %), en Croatie (-5 %), à Chypre (-7 %) mais aussi, et surtout, en Grèce (-15 %).

« Les dirigeants européens se plaisent à vanter la soi-disant reprise mais la crise n’est pas terminée pour des millions de travailleurs dans de nombreux pays européens », a dénoncé Esther Lynch, secrétaire générale adjointe de la Confédération européenne des syndicats. « L’UE doit en faire bien plus pour favoriser les augmentations salariales et une hausse du salaire minimum et soutenir une négociation collective plus forte dans presque tous les États membres de l’UE », a-t-elle estimé.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. PHOTONEWS_10722386-053

    La taxe de congestion divise la majorité bruxelloise

  2. Caroline Désir, ministre de l’Enseignement.

    Coronavirus: calme, vigilance et hygiène de mise dans les écoles pour la rentrée lundi

  3. d-20200129-3YKG2R 2020-01-29 15:26:34

    Brexit: l’Irlande a-t-elle crié victoire trop vite?

La chronique
  • La fable du matoufé et du guacamole

    L’hiver est là et il nous donne une bonne raison de manger des plats que les diététiciens réprouvent. Vous connaissez sans doute le matoufé, cette omelette généreuse enrichie de lardons, de farine et de lait. Une préparation « émouvante par sa simplicité », s’en émerveille la Royale Confrérie du Matoufé de Marche-en-Famenne, où je suis né. Mon père m’en avait légué la recette un jour où il pensait sérieusement à sa postérité.

    Posés sur les tranches du pain croustillant tout juste sorti du four à bois de ma mère, ces œufs brouillés étaient une partie de mon « chez moi ». Avec le sanglier « qui a une longueur d’avance », l’eau ferrugineuse des pouhons célébrés par Guillaume Apollinaire et les anecdotes que mon père puisait dans son livre culte, Dure Ardenne, d’Arsène Soreil.

    J’ai parlé de ce plat, et je l’ai parfois même préparé, au gré de mes voyages. Il avait ce goût simple, rustique, rassurant, qui, dans toutes les cultures, évoque la chaleur du cocon familial, les grandes tablées après la moisson, le foot ou...

    Lire la suite

  • Les dangereuses conséquences politiques du coronavirus

    Le coronavirus est d’abord et avant tout un défi sanitaire mondial, évidemment. Avec un questionnement scientifique et la mise en place nécessaire de mesures à la fois fortes et proportionnées pour endiguer l’épidémie. Mais la maladie, qui est installée désormais au centre de l’attention de toute la planète, est, et de plus en plus, un révélateur démocratique. Quand on voit, de Rome à Paris en passant par Pékin, comment le virus s’invite sur la scène politique et les dégâts qu’il y fait, on s’inquiète autant, si pas plus, à ce propos que...

    Lire la suite