Restructuration chez GSK: un «séisme et un drame pour toute la Wallonie»

Restructuration chez GSK: un «séisme et un drame pour toute la Wallonie»

La séance plénière du parlement de Wallonie se déroule ce mercredi en pleine actualité économique : quelques minutes avant le début des débats, l’annonce de la suppression de 720 emplois chez GSK (Wavre et Rixensart) et du non-renouvellement de 215 contrats a marqué les députés régionaux. Willy Borsus (MR), le ministre de l’Economie, ne pouvait pas échapper aux questions urgentes que les élus peuvent déposer en dernière minute.

En préalable, Manu Disabato (Ecolo) a d’abord demandé que « les députés soient à côté des travailleurs » et appelé à une mobilisation générale pour les travailleurs de GSK et les 16.000 emplois indirects dépendant du groupe pharmaceutique. Les élus du Brabant wallon ont ensuite pris les choses en mains. André Antoine (CDH) a parlé de séisme et de drame pour toute la Wallonie suivi par Olivier Maroy (MR) et Dimitri Legasse (PS).

Dès avant cette séance, le ministre de l’Economie, sa collègue de l’Emploi et le ministre-président ont pris langue afin d’obtenir un maximum d’informations de la direction cette semaine encore et de rencontrer le personnel de l’entreprise dès ce vendredi.

« Nous voulons réduire au maximum le nombre d’emplois concernés à travers la loi Renault », a insisté Willy Borsus. « GSK, c’est aussi 500 millions d’investissement et 9.500 emplois, notre réaction doit être adaptée. » Christie Morreale (PS) va dans le même sens : « Il faut sauver des emplois en faisant le lien avec l’annonce d’investissements. »

On en est resté là, le règlement du parlement n’autorisant pas un élargissement des débats. Mais le sort des travailleurs marquera à coup sûr la vie politique wallonne au cours des prochaines semaines.

 
 
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