Tournoi de qualification olympique: les Belgian Cats muselées d’entrée par le Canada

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Le Canada, 4e nation mondiale, est le favori du tournoi. Peu importe l’ambiance survoltée qui animait le Versluys Dôme, les Cats s’attendaient à un premier match très délicat. Mais pas au point d’être asphyxiées pendant les 18 premières minutes : 30-14 ! La cote d’alerte était atteinte. Et encore, la Belgique avait longtemps limité l’écart en défendant aussi durement que des Canadiennes autrement plus physiques que leurs trois adversaires, le Japon ayant facilement (75-54) battu la Suède lors d’un premier match très terne.

Au-delà d’évacuer une tension légitime vu les deux places olympiques en jeu (disputées entre trois pays, puisque le Japon est déjà qualifié), le problème des Belges résidait dans leur impuissance à prendre de vitesse un adversaire qui ne laissait rien au hasard. Sans mouvement ni rythme, sans adresse à distance (4 sur 13) ni fixation dans la raquette, sans inspiration des meneuses ni même apport de leur leader, Meesseman, muselée, le jeu des Cats devenait stéréotypé, provoquant 15 pertes de balle. Le banc, toujours trop étriqué au niveau mondial, n’apportant aucune éclaircie, la mission apparaissait de plus en plus compliquée… Quand la révolte sonna, d’un 0-9 pour rallier la pause à 30-23, sous l’impulsion de la grande Emma et Kim Mestdagh, préservant les espoirs de forcer un exploit pas impossible, mais qui exigeait d’approcher la perfection.

Manque d’intensité

Le passage au vestiaire ne libéra pas les Cats. Au contraire, elles manquaient d’intensité et toujours de cette spontanéité qui soutient si souvent leur jeu de passes : 36-23. Il est vrai que le respect qu’elles ont gagné les prive désormais de tout effet de surprise. Mais leur rêve olympique est à ce prix. Et comme l’occasion est historique, elles retrouvèrent l’identité collective qui les caractérise. La fluidité, le Canada ne l’autorisera jamais, mais il était enfin tenu en respect. Comme toujours, Meesseman avait pris son équipe par la main : 46-42, malgré la froideur de Nurse à chaque coup de chaud.

Le coût d’un tel scénario, c’est l’énergie dépensée à recoller. Or, la pénurie de joueuses à leur meilleur niveau autorisait peu de rotations. Malgré leur courage et la défense d’airain qui les ramena jusqu’à 58-56, les Cats échouèrent d’une possession. Leur défaite apparaît logique puisqu’elles n’ont mené que 0-2. Reste à espérer qu’elle ne pèsera pas trop lourd durant ces 4 jours. Car la fraîcheur va s’éroder et les regrets d’un match trop brouillon hanter les Belges. Heureusement, ce vendredi est de récupération et une seule victoire, samedi contre le Japon ou dimanche face à la Suède, pourrait suffire. Mais il faudra trouver d’entrée la bonne dynamique.

 
 
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